Mise à jour : mercredi 31 octobre 2012 14:40 | Par l’équipe, l’équipe

Voigt : «Rien à cacher»

Professionnel depuis 1997, Jens Voigt assure dans un blog qu'il ne s'est jamais dopé : «Je n'ai rien à avouer ou à reconnaître. Calmez-vous, les gens ! »


Voigt : «Rien à cacher»

Voigt : «Rien à cacher»

La longue série d'aveux publiés dans la foulée du rapport USADA a créé un climat de suspicion autour du peloton qu'essaient de dissiper certains coureurs.  Après l'Australien Bradley McGee (« Comment les dopés ont volé les meilleures années de ma carrière »), l'Allemand Jens Voigt a écrit un long article de blog pour expliquer sa relation au dopage : «Non, je ne me suis pas dopé.  Je n'ai rien à avouer ou à reconnaître. Calmez-vous, les gens ! », assure-t-il. 

Formé en RDA, passé pro en 1997, le coureur de 41 ans explique qu'il a toujours été stupéfié par les affaires de dopage : «(En Allemagne de l'Est), j'ai eu la chance que le Mur de Berlin tombe avant d'être assez vieux ou assez bon pour être confronté à la question ». Chez Gan au moment de l'affaire Festina, il est ensuite resté jusqu'en 2004 dans la formation de Roger Legeay devenue Crédit Agricole : « Dans mon équipe française, il n'était pas question de se doper. » Avant d'ajouter : « Gardez mes échantillons, contrôlez-les et recontrôlez-les dans dix ans, dans cent ans ! »

Mais c'est son passage en 2004 chez CSC, l'équipe de Bjarne Riis, qui suscite le plus de soupçons, surtout que son leader Ivan Basso a été rattrapé par l'affaire Puerto au départ du Tour de France 2006 :  «Pendant ces sept années avec Bjarne, même s'il a avoué s'être dopé, je peux assurer honnêtement que personne ne m'a approché à propos du dopage. (...) J'avais l'impression que Bjarne avait retenu la leçon et voulait transmettre le message à ses coureurs. (...) Certains m'accusent d'être naïf (...), c'est vrai que j'ai soupçonné certains coureurs de se doper. Cependant - et c'est important - je n'ai rien vu de mes propres yeux. »

Dans son texte, Jens Voigt justifie ses victoires (3 étapes du Tour de France, 2 Tours d'Allemagne) dans une époque marquée par le dopage. « Qui sait ce que j'aurais réussi si tout le monde avait été propre», raconte-t-il tout en se montrant optimiste : « Le cyclisme s'améliore. Je ne vois pas d'indices de dopage organisé ou de réseau de dopage. On ne peut pas empêcher les gens de faire de mauvais choix, mais, honnêtement, notre sport va mieux et est plus propre que jamais. »

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