Mise à jour : vendredi 7 décembre 2012 02:58 | Par l’Equipe

Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»

"Placardisé" à Saint-Etienne l'an passé et à la recherche d'un club depuis l'été dernier, Sylvain Monsoreau a repris son métier de footballeur à Troyes, où il s'est engagé jusqu'à la fin de la saison (avec une année en option). Il revient sur sa saison blanche.


Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»

Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»

«Sylvain Monsoreau, cela fait-il du bien de se sentir de nouveau footballeur ?Oui (rires). Ça fait plaisir de pouvoir retravailler, de retrouver les entraînements et un vestiaire de L1. Jean-Marc Furlan et l'ESTAC m'ont tendu la main. Je n'ai qu'une envie : rendre à ce club la chance qu'il m'a offert de pouvoir rejouer. Avez-vous craint de ne pas trouver de point de chute ?En arrivant en fin de contrat après être resté un an sans jouer, je savais que ça serait compliqué. Entre la crise et le fait que les clubs se demandaient pourquoi je ne jouais pas, si j'étais blessé, si je n'avais pas foutu le bordel, j'étais dans l'incertitude.Avez-vous songé à mettre un terme à votre carrière ?Non parce que j'étais victime d'une injustice caractérisée. Je ne méritais pas d'être privé de mon travail et de ma passion pendant une année complète. J'ai gardé au fond de moi cette envie, je ne voulais pas que ma carrière s'arrête sur cette mauvaise note.

Lors de votre présentation, vous avez déclaré que Saint-Etienne appartenait désormais au passé. Est-ce facile d'oublier ?Ils m'ont fait la misère, mais je ne suis pas quelqu'un de rancunier. Pour des raisons salariales ou parce qu'un entraîneur voulait changer son effectif, ils m'ont fait perdre une année. Voilà... ce qui est sûr, c'est que si j'étais entraîneur, il y a des choses que je ne me serais pas permises. Il faut aussi respecter les hommes.Quel était votre quotidien durant cette année au placard ?Quand tu es habitué depuis 10 ans à t'entraîner la semaine pour jouer le week-end, ce n'est pas évident. En temps normal, quand tu ne joues pas une semaine, tu peux essayer de te rattraper la suivante. Les six premiers mois, j'ai gardé l'espoir de partir au mercato. Fin janvier, quand j'ai vu qu'il n'y avait pas de solution, c'est devenu plus difficile. Il y a des matins où tu n'as pas très envie d'y aller. Quelles étaient vos rapports avec Christophe Galtier et votre direction durant cette période ? Inexistants ? Ils se sont détériorés au fil du temps. C'est la face cachée du football moderne. Les relations humaines ont été bafouées pour des intérêts, c'est dommage. Pendant trois ans, j'ai eu un entraîneur qui rigolait avec moi dans le vestiaire, qui me chambrait tous les matins, et du jour au lendemain, le gars humain que j'avais connu est devenu méprisant. On n'était plus son problème. Parfois, le président passait nous voir pour nous dire en off de garder le moral, mais officiellement, il nous fracassait quand même...

Fin août, vous vous entraînez avec Andrézieux, club de CFA 2, vous vous exprimez dans L'Equipe, et le lendemain, vous vous retrouvez persona non grata. (il coupe) Oui, ils m'avaient gentiment ouvert la porte, ça se passait bien. Le dernier jour du mercato, je m'exprime, et le lendemain, le président et l'entraîneur du club m'appellent pour me dire que je ne pouvais plus m'entraîner avec eux, que mes déclarations n'avaient pas plu à Sainté. J'ai été «puni» une deuxième fois. Lorsque vous voyez Bayal Sall, ancien lofteur comme vous, reporter le maillot des Verts, que vous dites-vous ?Je suis très content pour lui. Ce qui me surprend, c'est quand j'entends dire qu'on l'a remis en selle, qu'on lui a redonné de la confiance. C'est un peu facile. L'an dernier, c'était le même joueur.Arrivez-vous à Troyes avec un état d'esprit revanchard ?Non, j'ai juste envie de tourner la page. Moi, je n'ai rien à prouver à ces gens-là. Chacun a sa conscience. Dans quelle condition physique vous trouvez-vous ?Je n'ai pas joué depuis un an et demi alors ce n'est pas en 10 jours que je vais être capable de disputer 90 minutes. Je vais me donner le temps, on va faire ça en bonne intelligence avec le staff. Le plus important pour moi, c'était de retrouver le vestiaire, la possibilité de rejouer».

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Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»"Placardisé" à Saint-Etienne l'an passé et à la recherche d'un club depuis l'été dernier, Sylvain Monsoreau a repris son métier de footballeur à Troyes, où il s'est engagé jusqu'à la fin de la saison (avec une année en option). Il revient sur sa saison blanche.l’Equipe2012-12-07T09:00:002012-12-07T00:58:00Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»«Sylvain Monsoreau, cela fait-il du bien de se sentir de nouveau footballeur ?Oui (rires). Ça fait plaisir de pouvoir retravailler, de retrouver les entraînements et un vestiaire de L1. Jean-Marc Furlan et l'ESTAC m'ont tendu la main. Je n'ai qu'une envie : rendre à ce club la chance qu'il m'a offert de pouvoir rejouer. Avez-vous craint de ne pas trouver de point de chute ?En arrivant en fin de contrat après être resté un an sans jouer, je savais que ça serait compliqué. Entre la crise et le fait que les clubs se demandaient pourquoi je ne jouais pas, si j'étais blessé, si je n'avais pas foutu le bordel, j'étais dans l'incertitude.Avez-vous songé à mettre un terme à votre carrière ?Non parce que j'étais victime d'une injustice caractérisée. Je ne méritais pas d'être privé de mon travail et de ma passion pendant une année complète. J'ai gardé au fond de moi cette envie, je ne voulais pas que ma carrière s'arrête sur cette mauvaise note.Lors de votre présentation, vous avez déclaré que Saint-Etienne appartenait désormais au passé. Est-ce facile d'oublier ?Ils m'ont fait la misère, mais je ne suis pas quelqu'un de rancunier. Pour des raisons salariales ou parce qu'un entraîneur voulait changer son effectif, ils m'ont fait perdre une année. Voilà... ce qui est sûr, c'est que si j'étais entraîneur, il y a des choses que je ne me serais pas permises. Il faut aussi respecter les hommes.Quel était votre quotidien durant cette année au placard ?Quand tu es habitué depuis 10 ans à t'entraîner la semaine pour jouer le week-end, ce n'est pas évident. En temps normal, quand tu ne joues pas une semaine, tu peux essayer de te rattraper la suivante. Les six premiers mois, j'ai gardé l'espoir de partir au mercato. Fin janvier, quand j'ai vu qu'il n'y avait pas de solution, c'est devenu plus difficile. Il y a des matins où tu n'as pas très envie d'y aller. Quelles étaient vos rapports avec Christophe Galtier et votre direction durant cette période ? Inexistants ? Ils se sont détériorés au fil du temps. C'est la face cachée du football moderne. Les relations humaines ont été bafouées pour des intérêts, c'est dommage. Pendant trois ans, j'ai eu un entraîneur qui rigolait avec moi dans le vestiaire, qui me chambrait tous les matins, et du jour au lendemain, le gars humain que j'avais connu est devenu méprisant. On n'était plus son problème. Parfois, le président passait nous voir pour nous dire en off de garder le moral, mais officiellement, il nous fracassait quand même...Fin août, vous vous entraînez avec Andrézieux, club de CFA 2, vous vous exprimez dans L'Equipe, et le lendemain, vous vous retrouvez persona non grata. (il coupe) Oui, ils m'avaient gentiment ouvert la porte, ça se passait bien. Le dernier jour du mercato, je m'exprime, et le lendemain, le président et l'entraîneur du club m'appellent pour me dire que je ne pouvais plus m'entraîner avec eux, que mes déclarations n'avaient pas plu à Sainté. J'ai été «puni» une deuxième fois. Lorsque vous voyez Bayal Sall, ancien lofteur comme vous, reporter le maillot des Verts, que vous dites-vous ?Je suis très content pour lui. Ce qui me surprend, c'est quand j'entends dire qu'on l'a remis en selle, qu'on lui a redonné de la confiance. C'est un peu facile. L'an dernier, c'était le même joueur.Arrivez-vous à Troyes avec un état d'esprit revanchard ?Non, j'ai juste envie de tourner la page. Moi, je n'ai rien à prouver à ces gens-là. Chacun a sa conscience. Dans quelle condition physique vous trouvez-vous ?Je n'ai pas joué depuis un an et demi alors ce n'est pas en 10 jours que je vais être capable de disputer 90 minutes. Je vais me donner le temps, on va faire ça en bonne intelligence avec le staff. Le plus important pour moi, c'était de retrouver le vestiaire, la possibilité de rejouer».Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»Monsoreau : «Je ne méritais pas ça»