Mise à jour : mardi 30 octobre 2012 21:09 | Par l’équipe, l’équipe

Horan : «Une question d'argent»

La D1 féminine a pris des accents américains cet été avec l'arrivée de la jeune attaquante Lindsey Horan au PSG. Coup de projecteur en sa compagnie sur la situation du soccer féminin, qui connaît quelques soucis depuis la faillite de la 1re division du championnat pro.


Horan : «Une question d'argent»

Horan : «Une question d'argent»

«Lindsey Horan, pourquoi avoir choisi de venir en France, et au PSG, cet été, alors que le foot féminin reste tout de même plus populaire aux Etats-Unis ? La WPS, la Ligue professionnelle en Amérique, a fait faillite, donc j'ai pensé que ce serait mieux pour moi de venir en France, où évoluent de très bonnes joueuses. Je savais que le PSG avait un bon coach et que rejoindre votre pays me permettrait davantage de m'améliorer que si j'étais restée aux USA. Comment expliquer que l'équivalent de notre D1 féminine ait fermé dans votre pays ? C'est vraiment une histoire d'argent. Aujourd'hui, les gens regardent du football féminin en grande partie lorsque l'équipe nationale évolue dans des compétitions internationales, comme aux Jeux Olympiques cet été, mais ils ne vont pas plus que ça dans les stades tous les week-ends. On ne ramenait donc pas tant d'argent que ça. Cela a été très décevant pour nous. Ce qui est fou, c'est que la plupart de vos joueuses internationales (dix sur les dix-huit de la dernière sélection) n'ont donc pas de club cette année !Les grands noms de l'équipe ont fait un «Fan Tribute Tour» après les JO (trois amicaux gagnés en septembre face au Costa Rica et l'Australie, deux nuls contre l'Allemagne en octobre). Elles jouent des matches presque toutes les semaines, ou au moins tous les mois. Elles n'ont pas de club pour l'instant, ce qui est effectivement très bizarre à entendre, mais elles devraient retrouver une équipe en janvier, quand le marché des transferts ré-ouvrira. Est-ce que le football féminin américain produit encore des vedettes aussi médiatisées que celles de la NBA ou de la NFL ? Oui. Récemment, on peut dire que des joueuses comme Hope Solo (gardienne de but de 31 ans passée par Lyon et évoluant à Seattle en W-League), Abby Wambach (à 32 ans, elle est l'entraîneur-joueuse de l'équipe d'exhibition magicJack) ou Alex Morgan (attaquante de 23 ans appartenant aussi à Seattle) sont devenues de vraies stars chez nous. La victoire aux Jeux Olympiques a aidé, et c'est très bien pour notre discipline, pour qu'elle prenne encore plus d'importance.

Comment expliquez-vous que la sélection US (première nation FIFA devant l'Allemagne) rafle tout depuis des années ? Les Américaines ont la réputation d'être de grandes bosseuses mais depuis quelques années, elles s'ouvrent aussi à la technique, qui est peut-être devenue la chose la plus importante. Elles ne lâchent rien jusqu'à la dernière minute, c'est assez incroyable, et agréable à regarder. Existe-t-il une réelle différence de style entre les deux continents ? En France, on met plus d'accent sur la technique, et on privilégie le jeu en passes rapides. Aux Etats-Unis, le football est plus «travailleur», bien que la possession ne suffise plus et qu'on cherche à être plus séduisant dans le jeu, dans la lignée de l'esprit européen. Est-ce que les Bleues pourront un jour surpasser les Américaines ?Non ! (Elle éclate de rire). Vous savez, l'équipe de France est, de par son style de jeu, une de mes équipes favorites à regarder jouer. Il y a chaque année une nouvelle équipe qui m'impressionne, et j'adore en découvrir chaque fois. Pour la France, on verra bien !

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Horan : «Une question d'argent»La D1 féminine a pris des accents américains cet été avec l'arrivée de la jeune attaquante Lindsey Horan au PSG. Coup de projecteur en sa compagnie sur la situation du soccer féminin, qui connaît quelques soucis depuis la faillite de la 1re division du championnat pro.l’équipel’équipe2012-10-31T08:45:002012-10-30T19:09:00Horan : «Une question d'argent»«Lindsey Horan, pourquoi avoir choisi de venir en France, et au PSG, cet été, alors que le foot féminin reste tout de même plus populaire aux Etats-Unis ? La WPS, la Ligue professionnelle en Amérique, a fait faillite, donc j'ai pensé que ce serait mieux pour moi de venir en France, où évoluent de très bonnes joueuses. Je savais que le PSG avait un bon coach et que rejoindre votre pays me permettrait davantage de m'améliorer que si j'étais restée aux USA. Comment expliquer que l'équivalent de notre D1 féminine ait fermé dans votre pays ? C'est vraiment une histoire d'argent. Aujourd'hui, les gens regardent du football féminin en grande partie lorsque l'équipe nationale évolue dans des compétitions internationales, comme aux Jeux Olympiques cet été, mais ils ne vont pas plus que ça dans les stades tous les week-ends. On ne ramenait donc pas tant d'argent que ça. Cela a été très décevant pour nous. Ce qui est fou, c'est que la plupart de vos joueuses internationales (dix sur les dix-huit de la dernière sélection) n'ont donc pas de club cette année !Les grands noms de l'équipe ont fait un «Fan Tribute Tour» après les JO (trois amicaux gagnés en septembre face au Costa Rica et l'Australie, deux nuls contre l'Allemagne en octobre). Elles jouent des matches presque toutes les semaines, ou au moins tous les mois. Elles n'ont pas de club pour l'instant, ce qui est effectivement très bizarre à entendre, mais elles devraient retrouver une équipe en janvier, quand le marché des transferts ré-ouvrira. Est-ce que le football féminin américain produit encore des vedettes aussi médiatisées que celles de la NBA ou de la NFL ? Oui. Récemment, on peut dire que des joueuses comme Hope Solo (gardienne de but de 31 ans passée par Lyon et évoluant à Seattle en W-League), Abby Wambach (à 32 ans, elle est l'entraîneur-joueuse de l'équipe d'exhibition magicJack) ou Alex Morgan (attaquante de 23 ans appartenant aussi à Seattle) sont devenues de vraies stars chez nous. La victoire aux Jeux Olympiques a aidé, et c'est très bien pour notre discipline, pour qu'elle prenne encore plus d'importance.Comment expliquez-vous que la sélection US (première nation FIFA devant l'Allemagne) rafle tout depuis des années ? Les Américaines ont la réputation d'être de grandes bosseuses mais depuis quelques années, elles s'ouvrent aussi à la technique, qui est peut-être devenue la chose la plus importante. Elles ne lâchent rien jusqu'à la dernière minute, c'est assez incroyable, et agréable à regarder. Existe-t-il une réelle différence de style entre les deux continents ? En France, on met plus d'accent sur la technique, et on privilégie le jeu en passes rapides. Aux Etats-Unis, le football est plus «travailleur», bien que la possession ne suffise plus et qu'on cherche à être plus séduisant dans le jeu, dans la lignée de l'esprit européen. Est-ce que les Bleues pourront un jour surpasser les Américaines ?Non ! (Elle éclate de rire). Vous savez, l'équipe de France est, de par son style de jeu, une de mes équipes favorites à regarder jouer. Il y a chaque année une nouvelle équipe qui m'impressionne, et j'adore en découvrir chaque fois. Pour la France, on verra bien !Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»Horan : «Une question d'argent»