Mise à jour : mercredi 10 octobre 2012 14:50 | Par l’équipe, l’équipe

Grosjean dans l'oeil du cyclone



Encore impliqué dans un accrochage au départ du GP du Japon, Romain Grosjean (Lotus) devra faire très attention en Corée du Sud ce week-end. Pour l'instant, son écurie le défend...Romain Grosjean sera l'un des pilotes les plus surveillés par ses rivaux en Corée du Sud le week-end prochain. Pas parce qu'il joue le titre mondial, mais plutôt parce les accrochages à répétition en début de course ont entaché sa réputation. Mark Webber, la dernière victime en date, à Suzuka, l'a même appelé «le dingue du premier tour». Le Français a conscience de cette situation et il sait bien que c'est aussi son avenir en F1 qui est en jeu. L'option sur son contrat avec Lotus expirera en effet après le week-end coréen. «Depuis Singapour, je fais très attention lors des départs, et cela a été d'autant plus frustrant d'être impliqué dans un incident au Japon, a-t-il expliqué. J'ai commis une erreur, Mark est venu me voir et il était bien évidemment en colère, mais je me suis excusé, et je dois aller de l'avant. J'ai parlé de tout ça avec des membres de l'équipe, et le départ est un moment où je dois encore progresser.»Eric Boullier, le directeur de Lotus, reconnaît volontiers que la situation de son pilote est devenue compliquée : «Nous avons remarqué, depuis son retour après sa suspension, que les autres pilotes lui mettent plus de pression au départ. A Suzuka, Romain a fait une petite erreur, en jugeant mal la vitesse de Mark devant lui. Nous en avons discuté. A Singapour et au Japon, Romain a voulu en faire trop en se concentrant uniquement sur le fait d'éviter les problèmes, ce qui au final a eu l'effet contraire.»Mais si le dirigeant de Lotus continue à défendre son pilote, il estime également que c'est à lui de régler ce problème : «J'ai beaucoup parlé avec lui. Nous avons changé sa routine, mais nous n'avons pas essayé de la rendre plus confortable, car il a besoin d'un environnement plus dur, et j'ai besoin de le pousser dans ses retranchements. Mais il est le seul qui puisse changer ça, personne ne le fera à sa place. Il doit trouver ce qu'il doit faire pour être bon, détendu, et concentré sur les bonnes choses. Il doit trouver l'équilibre. Il a la chance d'être talentueux et il possède une voiture assez rapide pour le qualifier sur le devant de la grille. Ce qui s'est passé en Belgique aurait pu être dramatique, et c'est inacceptable. Au Japon, il s'agissait de lui donner assez confiance en lui pour qu'il puisse être maître de lui-même et qu'il contrôle le début de la course. Nous avons accéléré ce programme depuis Spa, et ça tombe vraiment mal qu'un nouvel incident ait eu lieu.»

Dernières actualités

  • 16/09/2014 22:04 - l’Equipe

    L'équipe de France a fait un grand pas vers les demi-finales du Championnat du monde en dominant l'Allemagne mardi 3-0 (25-15, 26-24, 25-22) lors de son premier match du troisième tour.

  • 16/09/2014 16:43 - l’Equipe

    Zinedine Zidane se voit bien sélectionneur les Bleus. Désormais entraîneur de la réserve du Real Madrid, l'ancien capitaine de l'équipe de France a déclaré au journal La Provence que c'était «forcémen...

  • 16/09/2014 18:44 - l’Equipe

    Enfant de l'Ajax, le défenseur parisien Gregory Van Der Wiel revient pour la première fois sur les terres où il est né au football. Malgré l'ambition du PSG, il prône la méfiance face à une équipe jeu...

  • 16/09/2014 17:59 - l’Equipe

    Malgré une cinquième place, devant de gros clubs comme le Racing-Métro, Toulouse ou Castres, Vincent Etcheto, l'entraîneur des lignes arrières de l'Union Bordeaux-Bègles, n'est pas particulièrement sa...

  • 16/09/2014 18:17 - l’Equipe

    À 22 ans, Gary Stal est officieusement assuré de disputer sa troisième saison sur le Tour en 2015. Quarante-huit heures après sa 19e place au KLM Open, le Lyonnais se livre.

Les vidéos sport

RemonterDescendre

Publicité

Grosjean dans l'oeil du cyclonel’équipel’équipe2012-10-10T12:05:002012-10-10T12:50:00Encore impliqué dans un accrochage au départ du GP du Japon, Romain Grosjean (Lotus) devra faire très attention en Corée du Sud ce week-end. Pour l'instant, son écurie le défend...Romain Grosjean sera l'un des pilotes les plus surveillés par ses rivaux en Corée du Sud le week-end prochain. Pas parce qu'il joue le titre mondial, mais plutôt parce les accrochages à répétition en début de course ont entaché sa réputation. Mark Webber, la dernière victime en date, à Suzuka, l'a même appelé «le dingue du premier tour». Le Français a conscience de cette situation et il sait bien que c'est aussi son avenir en F1 qui est en jeu. L'option sur son contrat avec Lotus expirera en effet après le week-end coréen. «Depuis Singapour, je fais très attention lors des départs, et cela a été d'autant plus frustrant d'être impliqué dans un incident au Japon, a-t-il expliqué. J'ai commis une erreur, Mark est venu me voir et il était bien évidemment en colère, mais je me suis excusé, et je dois aller de l'avant. J'ai parlé de tout ça avec des membres de l'équipe, et le départ est un moment où je dois encore progresser.»Eric Boullier, le directeur de Lotus, reconnaît volontiers que la situation de son pilote est devenue compliquée : «Nous avons remarqué, depuis son retour après sa suspension, que les autres pilotes lui mettent plus de pression au départ. A Suzuka, Romain a fait une petite erreur, en jugeant mal la vitesse de Mark devant lui. Nous en avons discuté. A Singapour et au Japon, Romain a voulu en faire trop en se concentrant uniquement sur le fait d'éviter les problèmes, ce qui au final a eu l'effet contraire.»Mais si le dirigeant de Lotus continue à défendre son pilote, il estime également que c'est à lui de régler ce problème : «J'ai beaucoup parlé avec lui. Nous avons changé sa routine, mais nous n'avons pas essayé de la rendre plus confortable, car il a besoin d'un environnement plus dur, et j'ai besoin de le pousser dans ses retranchements. Mais il est le seul qui puisse changer ça, personne ne le fera à sa place. Il doit trouver ce qu'il doit faire pour être bon, détendu, et concentré sur les bonnes choses. Il doit trouver l'équilibre. Il a la chance d'être talentueux et il possède une voiture assez rapide pour le qualifier sur le devant de la grille. Ce qui s'est passé en Belgique aurait pu être dramatique, et c'est inacceptable. Au Japon, il s'agissait de lui donner assez confiance en lui pour qu'il puisse être maître de lui-même et qu'il contrôle le début de la course. Nous avons accéléré ce programme depuis Spa, et ça tombe vraiment mal qu'un nouvel incident ait eu lieu.»