
E viva Espana !
L'Espagne a donc réussi là où l'Allemagne, puis la France avaient échoué : remporter trois grands tournois d'affilée, deux Euros et une coupe du Monde. Exploit unique en Europe. Il prouve la valeur et la continuité d'une équipe nationale, ce qui est rare pour une sélection.
Aragones, le premier entraîneur de cette formation, il y a quatre ans, avait eu le mérite de tout chambouler et de tout reconstruire. Il avait écarté les stars de l'époque comme Raul ou Morientes. Vicente Del Bosque, ancien joueur, puis entraîneur du Real, est resté dans cette ligne lorsqu'il lui a succédé : Priorité au collectif ! Et depuis six ans, l'Espagne nous enchante.
Elle sait endormir ses adversaires par son jeu court et sa possession de balle permanente. Quand elle est en danger, elle se calfeutre dans ce style parfois agaçant mais elle ne prend pas de but. Quand elle voit, au contraire, que son adversaire a du mal à "respirer", elle donne ses redoutables coups d'accélérateur, comme hier, devant une Italie qui n'a tenu qu'une petite mi-temps.
En l'absence de Pujol, la défense centrale a été recomposée avec un duo remarquable : Sergio Ramos et Piqué. Devant, on ne s'est pas aperçu durant cet Euro de l'absence de David Villa, le meilleur buteur de la sélection, et comme le Barça, la Roja a joué sans avant-centre. Fabregas n'a peut-être pas le talent de Messi mais avec Iniesta, Xavi et les autres caballeros, il sait animer le collectif offensif.
La découverte de ce dimanche sang et or a été l'arrière latéral de Valence, futur barcelonais, l'étonnant Jordi Alba.
Quant à la Squadra, j'ai peur qu'après les quatre buts encaissés, de vieux démons la saisissent, qu'on mette en doute le talent de Prandelli et que, journalistes et supporters demandent un retour au verrouillage défensif.


PEROU 2 - VENEZUELA 1
FINLANDE 0 - FRANCE 2