Le Tacle de Saccomano
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    Le tacle d'Eugène saccomano

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De Eugene Saccomano 2/07/2012 11:42

L'Espagne a donc réussi là où l'Allemagne, puis la France avaient échoué : remporter trois grands tournois d'affilée, deux Euros et une coupe du Monde. Exploit unique en Europe. Il prouve la valeur et la continuité d'une équipe nationale, ce qui est rare pour une sélection.

Aragones, le premier entraîneur de cette formation, il y a quatre ans, avait eu le mérite de tout chambouler et de tout reconstruire. Il avait écarté les stars de l'époque comme Raul ou Morientes. Vicente Del Bosque, ancien joueur, puis entraîneur du Real, est resté dans cette ligne lorsqu'il lui a succédé : Priorité au collectif ! Et depuis six ans, l'Espagne nous enchante.

Elle sait endormir ses adversaires par son jeu court et sa possession de balle permanente. Quand elle est en danger, elle se calfeutre dans ce style parfois agaçant mais elle ne prend pas de but. Quand elle voit, au contraire, que son adversaire a du mal à "respirer", elle donne ses redoutables coups d'accélérateur, comme hier, devant une Italie qui n'a tenu qu'une petite mi-temps.

En l'absence de Pujol, la défense centrale a été recomposée avec un duo remarquable : Sergio Ramos et Piqué. Devant, on ne s'est pas aperçu durant cet Euro de l'absence de  David Villa, le meilleur buteur de la sélection, et comme le Barça, la Roja a joué sans avant-centre. Fabregas n'a peut-être pas le talent de Messi mais avec Iniesta, Xavi et les autres caballeros, il sait animer le collectif offensif.

La découverte de ce dimanche sang et or a été l'arrière latéral de Valence, futur barcelonais, l'étonnant Jordi Alba.

Quant à la Squadra, j'ai peur qu'après les quatre buts encaissés, de vieux démons la saisissent, qu'on mette en doute le talent de Prandelli et que, journalistes et supporters demandent un retour au verrouillage défensif. 

 

De Eugene Saccomano 1/07/2012 08:40

Le gros sujet de cette soirée de samedi reste, bien sûr, le départ de Laurent Blanc. Visiblement, il n'a pas pu s'entendre avec le président Le Graët. Il n'a pas voulu abandonner un staff qu'on lui demandait de réduire à l'heure des économies. Il a sans doute estimé par ailleurs qu'avec l'effectif actuel, les chances de qualification pour le Mondial brésilien étaient réduites et qu'il faudrait probablement passer par les barrages, l'Espagne étant dans notre poule.

Je ne pense pas que les bricoles des "chopades" dans les vestiaires, si elles ont amusé la population et certains de mes confrères aient influencé la décision de Blanc.

Depuis le désastre de 1966 en Angleterre, ce sont toujours les mêmes mots et les mêmes empoignades qui ressortent tous les deux ans dans les vestiaires ou sur le terrain. Chez les Hollandais et d'autres nations, c'est pire.

Laurent Blanc en avait marre. C'est tout. On lui a refusé ce qu'il réclamait.

Qui maintenant ? Tout le monde parle de Deschamps mais à l'OM son salaire était trois fois plus élevé que celui de Blanc chez les Bleus. Donc, ça n'intéresse pas Le Graët.

Le Guen, Garcia ? Et pourquoi pas Bixente Lizarazu ?

Dans cette affaire, je ne me livrerai à aucun pronostic.

En revanche, pour la finale, j'imagine que l'Espagne ira jusqu'au bout malgré une très bonne équipe italienne qui risque de se faire endormir.

 

De Eugene Saccomano 24/06/2012 11:23

Il n'y a guère que les marchands d'illusions qui pouvaient nous vendre une victoire sur l'Espagne. La meilleure équipe du monde, même en petite forme, n'a pas tremblé. Les Espagnols ne nous ont même pas laissé le temps de souffler avec le premier but de Xavi Alonso. Ça clochait déjà sur le côté droit de la défense des Français et les centraux n'avaient pas eu le temps de se mettre en place.

Première interrogation : quelle mouche a piqué Laurent Blanc qui a aligné l'excellent défenseur Debuchy en position d'ailier droit ? C'est la plus grosse bêtise du coach depuis le début de cet Euro. Debuchy a besoin d'être lancé, de partir de derrière pour être efficace. On l'a bien vu : dans les duels, il a de la difficulté à conduire un dribble. Quant à ce brave Réveillère, honnête travailleur jusqu'à la dernière minute, il nous provoque un penalty qui nous crucifie définitivement.

La mise en place tactique était basée sur ce thème : laissons tricoter les Espagnols, défendons ensemble et jouons le contre. Echec car l'Espagne trouve toujours des espaces.

Pour une fois, avec l'apport de Koscielny surtout, et le bon match de Rémy, la défense centrale a été efficace. Hélas, le milieu de terrain n'a pas su remonter de bons ballons. Manque de rythme et de précision technique. L'attaque a boité avec l'affaire Debuchy. Comme souvent depuis le début de l'Euro, Ribéry a tenté beaucoup de choses sans succès. Quant à Benzema, il a été transparent.

Que les commentateurs du Café du Commerce ne viennent pas nous ressortir les traditionnelles critiques : ils n'ont pas mouillé le maillot, ils gagnent trop d'argent… Non, les joueurs se sont donnés à fond sur ce match mais tout simplement les Espagnols étaient les plus forts et ils vont gagner un nouvel Euro. On peut aussi regretter que Laurent Blanc ait attendu si longtemps pour faire ses changements.

A mon sens, sur l'ensemble de l'Euro, quatre joueurs échappent à la critique : Lloris, Koscielny, Cabaye et Ribéry.

Seules satisfactions : l'objectif annoncé est atteint ( quarts de finale) et la reconstruction des Bleus est entamée.

 

De Eugene Saccomano 20/06/2012 12:37

Première et grande désillusion pour l'équipe de France. Elle n'avait plus perdu depuis 23 matches et voilà qu'elle s'incline après un parcours encourageant dans cet Euro. Séduisante contre l'Angleterre, excellente devant l'Ukraine, on la croyait capable de battre une formation de Suède déjà éliminée, ce qui lui aurait permis de prendre l'Italie en quarts de finale et pas l'imbattable Espagne. Eh bien non, comme souvent et dans beaucoup de sports, les Français se comportent en vainqueurs probables avant même le coup d'envoi. Hélas !

D'entrée de jeu, c'était déjà fini puisque les Bleus – qui jouaient en blanc – se sont pris pour ce qu'ils n'étaient pas. Laurent Blanc ne cesse pourtant de répéter que dans le football moderne, le talent ne suffit pas. Il faut mettre de la volonté, de la vivacité, du courage. Les équipiers du capitaine Lloris n'avaient rien de tout cela … Lloris qui a été le seul à surnager dans cette rencontre lamentable pour les Français.

Défense encore plus mauvaise que d'habitude, milieu de terrain inexistant en l'absence de Cabaye, attaque ne parvenant pas à déchirer le rideau défensif de la Suède. Bref, une calamité !

Peut-être avait-on naïvement surestimé le jeu des Français. La Suède jouait pour l'honneur mais quelle récompense avec ce 2 à 0 ! L'artiste Zlatan Ibrahimovic a marqué un but superbe et, par ailleurs, il a privilégié les vertus du jeu collectif.

Les Bleus pourront-ils réaliser un exploit contre l'Espagne samedi ? A priori, c'est inenvisageable. Mais en football comme dans la vie, tout est possible !

 

Il est vrai que techniquement et donc spectaculairement, les Bleus ont assuré pratiquement leur qualification pour les quarts de finale.

De Eugene Saccomano 16/06/2012 09:45

En exagérant et toutes proportions gardées, nous avions osé évoquer, après le match contre l'Angleterre, une équipe de France qui, sur le plan offensif, présentait quelques ressemblances avec le Barça. C'est ce qu'aurait également déclaré, quelques minutes après la victoire de la France sur l'Ukraine (2 à 0), le fantastique Chevchenko à une radio ukrainienne. Et il est vrai que techniquement et donc spectaculairement, les Bleus ont assuré pratiquement leur qualification pour les quarts de finale.

Laurent Blanc a remarquablement réorganisé le jeu de cette équipe en apportant seulement quelques retouches : Clichy à la place d'Evra et Menez remplaçant Malouda. De fait, il a insisté sur le potentiel offensif avec les foudroyantes accélérations du parisien qui a inscrit le premier but, même s'il est encore inconstant dans la récupération et le replacement. Placé sur l'aile droite, il a permis à Nasri de se retrouver au cœur du jeu où il a été très actif. Samir Nasri est devenu par parenthèse, l'homme des coups de pied arrêtés.

A complimenter également Ribéry qui retrouve tout son talent et son entrain. L'homme d'importance du milieu de terrain s'appelle Cabaye, désormais indispensable par la justesse de son jeu, son placement et son culot devant les buts puisqu'il inscrit le deuxième but libérateur.

Derrière, on attend toujours d'être complètement rassurés. Mexes progresse, Rami est encore un chien fou par moments.

Selon les résultats des troisièmes matches, on saura sur qui l'on va tomber en quarts de finale. Il faut terminer premier, même à la différence de buts devant l'Angleterre, pour éviter l'Espagne et jouer contre l'Italie ou la Croatie.

A noter la formidable course poursuite dans l'autre rencontre du groupe entre l'Angleterre et la Suède : 3 à 2 pour les Anglais. La Suède est éliminée.

 

Je vais en surprendre quelques-uns mais je vais défendre aujourd'hui Samir Nasri qui est attaqué de toute part.

De Eugene Saccomano 13/06/2012 15:22

Samir Nasri

 

D'abord, qu'est-ce qui est le plus important, le but qu'il marque ou la grimace qui le suit ? Pour l'avenir de l'équipe de France et pour ceux qui ont applaudi ce superbe exploit, il n'y a pas photo : le but est essentiel, la grimace anecdotique.

 

Aujourd'hui, les moralisateurs sont de sortie et reviennent au bus de Knysna.

"La morale est une attitude que nous adoptons vis à vis des gens que nous n'aimons pas." Oscar Wilde identifie ainsi tous ceux qui ont taclé sévèrement Nasri au cours des matches de préparation alors qu'il n'était ni moins bon, ni meilleur que beaucoup de ses coéquipiers. Comme Dugarry à Marseille au cours du premier match du Mondial en 98, Nasri en avait marre d'être mitraillé par la critique et il a réagi comme l'avait fait Duga qui avait tiré la langue à la presse. C'est humain et pardonnable. Et la critique doit continuer à faire son travail. Nasri s'est excusé, point final. En tous cas l'Uefa l'a considéré comme le meilleur joueur du match.

 

En complet accord avec Bixente Lizarazu, consultant RTL, je considère que les Bleus ont fait un match sérieux et que le talent de nos attaquants n'a pas été récompensé. Habituellement, je taille mais là, aujourd'hui, je prends le contre-pied de toutes les idées reçues émanant des techniciens en chaise longue.

 

Les Français se sont rendus le match facile ! De bon augure pour l'Euro.

De Eugène Saccomano 1/06/2012 11:47

L'équipe de France progresse, c'est évident. Ce deuxième match contre une formation serbe supérieure à la modeste Islande, a permis, en première mi-temps, d'espérer de bonnes choses pour l'Euro.

 

Des choix difficilement contestables

De Eugène Saccomano 29/05/2012 15:02

Laurent Blanc a fait son choix.


Gourcuff n'a vraiment plus la capacité de figurer dans cette liste des 23. Une dernière chance lui a été offerte dimanche dernier contre l'Islande. Il n'a pas pu la saisir.