Imanol Harinordoquy, joueur de rugby de renommée internationale, évolue dans le championnat professionnel français depuis plus de 11 ans et en Equipe de France depuis 9 ans.
A 31 ans, ce Basque, Imanol totalise à son actif 64 sélections en Equipe de France, 2 Coupes du monde et 3 Grands chelem!
CA FAIT CHAUD AU COEUR... UN GRAND MERCI !
On retrouve la famille...
C’est Sean Spring, un Néo-Zélandais qui a joué quelques saisons à Garazi, chez moi, qui a joué les intermédiaires pour trouver les logements de plusieurs familles de joueurs. C’est un bonheur de pouvoir se retrouver dans un cadre normal, parce que, mine de rien, ça fait presque trois mois qu’on vit à l’hôtel… On a donc pu profiter de nos familles le dimanche, puisqu’on avait quartier libre jusqu’au lundi matin. On en a profité pour inviter les Szarzewski, ça donnait l’impression d’habiter ici. À titre de comparaison, les All Blacks, eux, rentrent chez eux tous les soirs et ne se retrouvent à l’hôtel qu’en fin de semaine.
Ces irlandais nous ont fait plaisir en battant l'Australie
J'ai d'abord envie de souligner le beau parcours de l'équipe de France de basket, qui est devenue vice-championne d'Europe. C'est une équipe que personne n'attendait, qui a eu un début de compétition serré, dur. Mais elle a su gagner les matches et puis, petit à petit, elle a pris confiance. Ça donne envie de faire comme eux, si on peut s'en inspirer un peu…
Place à l’optimisme
On attendait ce premier match avec beaucoup d’impatience. Eh bien, on n’a pas été déçu! On est tombé sur une équipe japonaise coriace. Sur ce premier week-end de Coupe du monde, d’ailleurs, on s’est rendu compte que toutes les équipes résistaient bien, les Etats-Unis, la Roumanie et les autres. En ce qui nous concerne, nous sommes forcément satisfaits du résultat: c’est une victoire, avec un bonus et six essais. Sur la manière, en revanche
La tête au Japon
Heureusement que l’on ne joue pas le matin en Nouvelle-Zélande ! Misère du décalage horaire. On est parti lundi de Paris pour arriver mercredi, soit pratiquement deux jours de voyage. J’ai été consciencieux. Dans l’avion, j’ai fait l’effort de ne pas dormir de lundi à mardi midi pour caler au plus vite mon horloge biologique. À l’exception des deux premières nuits où je me suis réveillé après quatre heures de sommeil en ayant la sensation d’en avoir dormi douze, ça ne m’a pas trop mal réussi. Mais au niveau de l’organisme et du physique, je sens que mon corps ne répond pas encore présent comme je le souhaiterais. Surtout lors de nos entraînements matinaux. Car depuis que nous avons posé le pied ici, nous continuons à encaisser des charges de travail importantes.
Nous avons pris nos quartiers à Takapuna, une banlieue sympa, au bord de la baie d’Auckland.
Ca va être un très long voyage...
Les cinq jours de repos de la semaine dernière sont ceux qui sont passés le plus vite depuis quelques années! J’avais mille choses à faire avant de partir pour ce long voyage loin de chez moi. J’ai profité à fond de ma famille et j’ai amené mon fils Juan, qui a maintenant 20 mois, voir ses deux arrière-grands-mères à Garazi. J’ai rechargé les batteries auprès de mes proches. Et comme il y avait un petit programme physique à faire, les journées ont été vite remplies.
Il va manquer quelqu'un...
Plus que la semaine d’entraînement, plus que la belle victoire contre l’Irlande, ce qui va me rester de ce séjour à Dublin, c’est le départ de Sylvain Marconnet.
Retour sur samedi soir...
Content, oui je suis content... J’ai pris du plaisir samedi soir et cette victoire va nous servir de base, de point d’ancrage. Je n’étais pas spécialement inquiet mais après une grosse préparation physique, il y a toujours des interrogations sur la manière dont le corps va répondre. Et je dois faire un aveu : après l’échauffement, j’étais occis.


