Blanc : «Je vais savourer»

Laurent Blanc n'a pas caché sa joie après le succès des Bleus contre l'Ukraine (2-0), vendredi. Le premier en compétition officielle depuis six ans et la demi-finale du Mondial 2006 remporté contre le Portugal (1-0).
«Laurent Blanc, ce match, cela aurait été dommage de ne pas le jouer, non ?Oui, mais ça ne dépendait pas que de nous. On avait eu trente minutes de retard contre l'Angleterre. J'ai bien cru que la météo allait faire qu'on ne débute pas un deuxième match correctement. Ma crainte, c'était qu'on nous oblige à reprendre alors que les conditions n'étaient favorables pour produire notre jeu. Ça n'a pas été le cas. La pelouse était dans un très bon état.
Comment s'est construite cette victoire, selon vous ?De la première à la dernière minute. On a été dominateur pendant presque tout le match : au niveau possession de balle, tirs cadrés,... En première période, on n'a pas réussi à concrétiser, mais il ne fallait pas lâcher. On a joué haut, de manière agressive, sur les côtés parce qu'on savait qu'à la perte du ballon, l'Ukraine avait tendance à se regrouper dans l'axe. On mérite cette victoire.
Vous avez décidé de titulariser Jérémy Ménez sur l'aile droite. Qu'avez-vous pensé de sa prestation ?On savait que l'Ukraine était une équipe joueuse, qui allait laisser des espaces, et Jérémy a une qualité : il est capable de prendre la profondeur. C'est quelqu'un qui a beaucoup de talent, mais il faut qu'il prenne de la confiance au niveau international pour donner la pleine mesure de son talent. C'est encourageant pour lui.Et Gaël Clichy ? Pourquoi l'avoir préféré à Patrice Evra ?C'est un match qu'on devait gagner, où il fallait attaquer. En ce moment, Gaël est dans une forme physique excellente, il a des jambes de feu. C'était une option offensive.
L'équipe de France n'avait plus gagné le moindre match en compétition officielle depuis 2006. Que représente pour vous ce succès ?Je vais savourer. Six ans c'est très long. J'espère que la prochaine victoire de l'équipe de France ne sera pas dans six ans. Si c'est le cas, je ne serai plus là pour vous en parler. J'aurais été viré bien avant (rires).» Propos recueillis par Emery TAISNE, à Donetsk
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