Mise à jour : vendredi 2 novembre 2012 21:15 | Par l’Équipe

Ben Khalfallah : «On est suffisants»

Si Francis Gillot ne s'est pas présenté devant la presse, Fahid Ben Khalfallah a pris son relais vendredi pour fustiger le comportement de certains de ses coéquipiers.


Ben Khalfallah : «On est suffisants»

Ben Khalfallah : «On est suffisants»

«Fahid Ben Khalfallah, l'entraîneur vous a traité de «touristes» après l'élimination en coupe de la Ligue (1-0). L'heure de la révolte a sonné ?On ne montre pas grand-chose, je dirais même, si je voulais être méchant, qu'on est pathétiques depuis deux rencontres. Ça tombe bien, c'est un gros match dimanche contre Toulouse, il faudra montrer autre chose. Pour se rapprocher des premières places, parce qu'on est huitièmes et que c'est loin d'être suffisant. Après, il n'y a pas le feu au lac, il n'y a eu que deux défaites mais il faut se rendre compte de ça.

Comment expliquez-vous ce qu'il s'est passé lors de ces deux défaites ?Je ne sais pas trop l'expliquer mais je pense qu'on est suffisants, qu'on se contente de peu. On est cinquième ou sixième, on pense qu'on fait un début de saison correct, que c'est bien. Non! Il faut vouloir aller au-dessus. Ça, c'est un problème d'état d'esprit personnel. Tous les jours, on ne doit pas accepter la défaite, à l'entraînement, aux cartes. Il nous manque cela sur le terrain. On peut être mauvais, ça arrive, mais il faut montrer un certain état d'esprit.Votre invincibilité pendant seize matches n'a-t-elle pas masqué ce problème ?Si c'est cela, c'est ridicule! On est invaincus, on prend une rouste à Newcastle (3-0) et les excuses, c'était "oui, mais on reste invaincu en Championnat". Il faut arrêter avec ça... Dans le jeu, on est limités et c'est vraiment loin d'être exceptionnel. Donc il vaut mieux s'en rendre compte maintenant que venir pleurer dans un mois ou deux en regardant le classement. Si on bat Toulouse dimanche, tout le monde va penser qu'on est reparti mais il va falloir faire de gros efforts.

A vous entendre, on dirait qu'il y a un divorce dans le groupe entre ceux qui ont vraiment envie de faire des efforts et les autres...Voir certains comportements, ça me saoûle, c'est vrai. Un divorce, non. L'effectif vit bien. Mais des choses, avant les matches ou après, à l'entraînement, des attitudes ne me plaisent pas. Tout le monde est dans le même sac. A Montpellier, c'était des mecs qui jouent moins, mais à Bastia (3-1), c'était des soi-disants titulaires et il y a eu exactement le même comportement.  Ici, il n'y a qu'un joueur d'indiscutable, c'est Carrasse (Carrasso).Vous en parlez entre vous, dans le vestiaire ?Bien sûr. Après, il y en a qui sont débiles. Je veux dire, il y en a qui ne se rendent pas compte, il faut les titiller, les pousser parce que ce n'est pas en eux. Moi, j'ai du mal à comprendre ces comportements. Mais c'est personnel. Si tu expliques une chose à quelqu'un et qu'il ne comprend pas, c'est son problème à lui. Quand j'en entends certains, après le match de Lille (1-1), dire qu'on a fait un bon match... Mais ça me saoûle! Le plaisir, il est dans la victoire. Je vais être grossier mais faire bander le public contre Lille, si à la fin tu n'éjacules pas, et ben... Il faut gagner les matches. On ne va pas se frapper dessus mais à un moment, il faut prendre conscience de la réalité.

Francis Gillot n'a pas souhaité venir devant la presse comme il est d'usage, qu'en pensez-vous ?C'est lui le coach, il fait ce qu'il veut. Peut-être n'a-t-il pas eu envie d'être encore plus méchant... De toute façon, pas besoin d'attendre ce que dit le coach, il nous a dit après le match ce qu'il pensait. Moi, en tant que joueur, je ne m'arrête pas à ça.»

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Ben Khalfallah : «On est suffisants»Si Francis Gillot ne s'est pas présenté devant la presse, Fahid Ben Khalfallah a pris son relais vendredi pour fustiger le comportement de certains de ses coéquipiers.l’Équipe2012-11-02T17:53:002012-11-02T19:15:00Ben Khalfallah : «On est suffisants»«Fahid Ben Khalfallah, l'entraîneur vous a traité de «touristes» après l'élimination en coupe de la Ligue (1-0). L'heure de la révolte a sonné ?On ne montre pas grand-chose, je dirais même, si je voulais être méchant, qu'on est pathétiques depuis deux rencontres. Ça tombe bien, c'est un gros match dimanche contre Toulouse, il faudra montrer autre chose. Pour se rapprocher des premières places, parce qu'on est huitièmes et que c'est loin d'être suffisant. Après, il n'y a pas le feu au lac, il n'y a eu que deux défaites mais il faut se rendre compte de ça.Comment expliquez-vous ce qu'il s'est passé lors de ces deux défaites ?Je ne sais pas trop l'expliquer mais je pense qu'on est suffisants, qu'on se contente de peu. On est cinquième ou sixième, on pense qu'on fait un début de saison correct, que c'est bien. Non! Il faut vouloir aller au-dessus. Ça, c'est un problème d'état d'esprit personnel. Tous les jours, on ne doit pas accepter la défaite, à l'entraînement, aux cartes. Il nous manque cela sur le terrain. On peut être mauvais, ça arrive, mais il faut montrer un certain état d'esprit.Votre invincibilité pendant seize matches n'a-t-elle pas masqué ce problème ?Si c'est cela, c'est ridicule! On est invaincus, on prend une rouste à Newcastle (3-0) et les excuses, c'était "oui, mais on reste invaincu en Championnat". Il faut arrêter avec ça... Dans le jeu, on est limités et c'est vraiment loin d'être exceptionnel. Donc il vaut mieux s'en rendre compte maintenant que venir pleurer dans un mois ou deux en regardant le classement. Si on bat Toulouse dimanche, tout le monde va penser qu'on est reparti mais il va falloir faire de gros efforts.A vous entendre, on dirait qu'il y a un divorce dans le groupe entre ceux qui ont vraiment envie de faire des efforts et les autres...Voir certains comportements, ça me saoûle, c'est vrai. Un divorce, non. L'effectif vit bien. Mais des choses, avant les matches ou après, à l'entraînement, des attitudes ne me plaisent pas. Tout le monde est dans le même sac. A Montpellier, c'était des mecs qui jouent moins, mais à Bastia (3-1), c'était des soi-disants titulaires et il y a eu exactement le même comportement.  Ici, il n'y a qu'un joueur d'indiscutable, c'est Carrasse (Carrasso).Vous en parlez entre vous, dans le vestiaire ?Bien sûr. Après, il y en a qui sont débiles. Je veux dire, il y en a qui ne se rendent pas compte, il faut les titiller, les pousser parce que ce n'est pas en eux. Moi, j'ai du mal à comprendre ces comportements. Mais c'est personnel. Si tu expliques une chose à quelqu'un et qu'il ne comprend pas, c'est son problème à lui. Quand j'en entends certains, après le match de Lille (1-1), dire qu'on a fait un bon match... Mais ça me saoûle! Le plaisir, il est dans la victoire. Je vais être grossier mais faire bander le public contre Lille, si à la fin tu n'éjacules pas, et ben... Il faut gagner les matches. On ne va pas se frapper dessus mais à un moment, il faut prendre conscience de la réalité.Francis Gillot n'a pas souhaité venir devant la presse comme il est d'usage, qu'en pensez-vous ?C'est lui le coach, il fait ce qu'il veut. Peut-être n'a-t-il pas eu envie d'être encore plus méchant... De toute façon, pas besoin d'attendre ce que dit le coach, il nous a dit après le match ce qu'il pensait. 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