Retour accueilRetour accueil
Retour accueilRetour accueil
Mise à jour : vendredi 17 août 2012 17:40 | Par www.lequipe.fr

Contador, une page à tourner

De retour à la compétition après six mois de suspension, Alberto Contador attire toute la lumière. Pour son public, ses dirigeants et forcément pour lui-même, l'Espagnol vise la victoire sur la Vuelta qui débute samedi.


Contador, une page à tourner

De retour à la compétition après six mois de suspension, Alberto Contador attire toute la lumière. Pour son public, ses dirigeants et forcément pour lui-même, l'Espagnol vise la victoire sur la Vuelta qui débute samedi.

A n'en pas douter, la plus grande attraction de la 67e Vuelta qui commence samedi s'appelle Alberto Contador. L'Espagnol, suspendu en février suite à son contrôle positif au clenbutérol lors du Tour de France 2010, est bien de retour. L'Eneco Tour (Tour du Benelux) lui a servi de mise en jambes, et il s'attaque à présent aux plus grosses montagnes de son pays pour la seconde fois, après son sacre en 2008. L'objectif annoncé de victoire sur ses terres a des allures d'opération rachat, même s'il a toujours nié s'être dopé et que sa cote de popularité est restée intacte de l'autre côté des Pyrénées. Le parcours particulièrement montagneux lui offre l'occasion de prouver qu'il reste l'un des plus talentueux dans ce domaine. Autre source de motivation pour «El Pistolero» : rendre à son équipe la confiance accordée pendant la période de suspension, lui qui s'est vu offrir en juin dernier une prolongation de contrat jusqu'en 2015.

Chez Saxo Bank, après un Tour de France traversé sans relief, le retour de Contador tombe à pic. «C'est un soulagement pour lui, pour toute l'équipe, pour moi et pour le cyclisme», confirme le manager Bjarne Riis. Actuelle 18e et dernière du classement UCI, la formation danoise ne devrait cependant pas pouvoir profiter des points marqués par son chef de file pendant les deux prochaines saisons. «Absurde», selon Riis, qui compte «partir en guerre contre ça» et recruter afin de se maintenir parmi l'élite.

Dans son duel annoncé avec Christopher Froome, Contador a des arguments qui jouent en sa faveur. Contrairement au Britannique, il a reconnu toutes les principales difficultés que leur réserve la Vuelta. Et s'il est forcément en léger manque de compétition, sa fraîcheur pourrait jouer face au rythme suivi par le leader des Sky cet été (Tour de France et Jeux Olympiques). «Froome a déjà démontré l'année dernière qu'il aurait pu gagner si son équipe lui avait lâché la bride, souligne Contador. Cela me motive et fait de cette Vuelta un tour dont les gens pourront peut-être se souvenir longtemps». Alain Deloeuil, le directeur sportif de Cofidis s'interroge sur le niveau réel de l'Espagnol : «Sera-t-il suffisamment fort pour pouvoir assoir une supériorité, comme l'a fait Wiggins au Tour de France?». Si un tel scénario semble improbable, la clé du triomphe le 9 septembre prochain à Madrid réside en effet aussi dans la force de son équipe. Avec ses fidèles lieutenants à ses côtés, Contador aura donc à coeur de marquer les esprits dès ce samedi sur le contre-la-montre par équipes.

0Commentaires
Player VideoPlayer Video
Medailles (© Medailles)
Question d'InternauteQuestion d'Internaute