Mise à jour : mercredi 19 septembre 2012 16:41 | Par l’équipe, l’équipe

«A Limoges, il y a la flamme»

Le légendaire coach grec Panagiotis Giannakis a débarqué à Limoges il y a à peine trois mois, et celui qu'on surnomme le ''Dragon'', champion d'Europe comme joueur avec la sélection hellène (1987), puis comme coach (2005), qui a aussi fait tomber la Dream Team américaine (Mondial 2006), a déjà posé sa patte ferme sur le CSP, néo promu à qui il rêve de redonner ses lettres de noblesse.


«A Limoges, il y a la flamme»

«A Limoges, il y a la flamme»

Le légendaire coach grec Panagiotis Giannakis a débarqué à Limoges il y a à peine trois mois, et celui qu'on surnomme le ''Dragon'', champion d'Europe comme joueur avec la sélection hellène (1987), puis comme coach (2005), qui a aussi fait tomber la Dream Team américaine (Mondial 2006), a déjà posé sa patte ferme sur le CSP, néo promu à qui il rêve de redonner ses lettres de noblesse.

«Panagiotis Giannakis, Limoges a eu dans son histoire une tradition de grands coaches étrangers (Sherf, Maljkovic, Ivanovic, Tanjevic)... Vous inscrivez-vous dans cette lignée ?J'espère y arriver. Je sais qu'ici, tout le monde aime le basket. A Limoges bat le coeur du basket français. Il y a la flamme, la passion, l'envie de faire grandir ce sport.Avez-vous eu d'autres propositions avant de décider de venir à Limoges ?J'en ai eu, c'est passé par mon agent. Mais pour moi, le plus important, c'est surtout le projet, la philosophie derrière la proposition. J'aime construire des choses, pas juste faire un étalage de talents. Le basket français a beaucoup de talents, mais à ce jour, il n'a pas les résultats qu'il mérite. C'était du coup un projet très intéressant. J'ai senti cette même passion chez le président Frédéric Forte.

Tout a commencé par un email de ce même président...Oui, il m'a écrit un mail il y a trois mois avec comme objet : ''I Have A Dream''. Il m'a dit qu'il voulait changer la manière de penser du club, une nouvelle manière d'envisager le basket. Au début, on se parlait tous les dix jours. Après, c'était chaque semaine, et finalement tous les trois jours. Il m'a convaincu.Ce projet vous rappelle-t-il vos années à Maroussi (que Giannakis avait mené aux avant-postes du Championnat grec au début des années 2000) ?C'est similaire, car il y a des moyens financiers limités, et le même projet de construire. La différence est plus dans le type de basket qu'on joue en France. Les joueurs sont souvent en surrégime, ils courent trop, ne changent pas assez de rythme. Pour moi un joueur doit courir aussi vite... qu'il est capable de s'arrêter ! C'est ça le basket, le contrôle, mettre toutes tes capacités sur le terrain, et les optimiser pour en tirer le meilleur.

Que voulez-vous construire avec les joueurs que vous avez recrutés ?Dans la vie, le naturel prend souvent le dessus. C'est sur cela qu'il faut travailler. Il y a une attitude, une volonté très positive de part et d'autre pour avancer. Les joueurs ont compris que s'ils veulent changer de niveau, ils doivent commencer par changer leurs habitudes.La vie de groupe a subi un lifting, il y aura même des mises au vert la veille des matches...C'est important pour que les joueurs comprennent qu'ils doivent être constamment concentrés sur l'objectif du club. L'alimentation est essentielle dans ce contexte. Si vous mettez du diesel dans un moteur, il ne volera jamais ! Il faut du kérosène. Il en va de même du corps humain. Il faut acquérir cette discipline, cette sérénité.

Combien de temps peut prendre une telle adaptation ?Beaucoup ! Ce ne sont pas que des principes de basket, mais aussi de vie. Nous voulons construire une équipe, mais aussi un caractère qui nous donnera de plus en plus d'options dans le jeu. Nous allons y aller pas à pas. Il y aura des hauts et des bas, c'est sûr. Je serai patient. Mais si nous gardons en tête où nous voulons aller, quel que soit le résultat, nous serons satisfaits.Quels sont les objectifs raisonnables du club pour sa remontée dans l'élite ?Nous n'en sommes qu'à la préparation. Nous analysons comment nous réagissons à la défaites, aux victoires, aux situations de jeu. On apprend à se connaître. Pour moi, nous sommes sur une bonne voie. Les joueurs veulent progresser, c'est ça le plus important. Pour le reste, chaque chose en son temps.Pendant l'entraînement, vous interrompez très souvent le jeu pour revenir sur des détails...Les détails font toute la différence : la manière dont tu te tiens sur le parquet, dont tu passes la balle, dont tu défends... Un match de basket peut se décider en une seconde. Une demi-seconde, même. Une possession peut décider de ta saison. C'est pourquoi cette exigence est nécessaire.

Qui sera votre leader à Limoges ?Il y a Joseph (Gomis) évidemment, qui est un joueur talentueux, sérieux et expérimenté. Mais il est encore tôt pour parler de tout ça. Il nous manque des joueurs, un pivot, et beaucoup sont blessés.Quelle est la différence entre coacher un grand club comme l'Olympiakos et Limoges ?Les joueurs sont meilleurs, ils sont capables de gérer plus de scénarios, de situations de jeu. Ils ont l'expérience. Les ego sont plus importants. Mais en même temps, ils sont capables de prendre des meilleures décisions dans les moments clés. Mais pour moi, cela n'enlève rien à l'intérêt de venir ici. J'aime les deux manières de coacher. Chaque expérience m'apporte du savoir. Cela fait vivre le basket en moi. C'est quelque chose que je ressens chaque seconde. Quand tu travailles avec les autres, tu te découvres toi-même chaque jour.»

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«A Limoges, il y a la flamme»Le légendaire coach grec Panagiotis Giannakis a débarqué à Limoges il y a à peine trois mois, et celui qu'on surnomme le ''Dragon'', champion d'Europe comme joueur avec la sélection hellène (1987), puis comme coach (2005), qui a aussi fait tomber la Dream Team américaine (Mondial 2006), a déjà posé sa patte ferme sur le CSP, néo promu à qui il rêve de redonner ses lettres de noblesse.l’équipel’équipe2012-09-19T14:40:002012-09-19T14:41:00«A Limoges, il y a la flamme»Le légendaire coach grec Panagiotis Giannakis a débarqué à Limoges il y a à peine trois mois, et celui qu'on surnomme le ''Dragon'', champion d'Europe comme joueur avec la sélection hellène (1987), puis comme coach (2005), qui a aussi fait tomber la Dream Team américaine (Mondial 2006), a déjà posé sa patte ferme sur le CSP, néo promu à qui il rêve de redonner ses lettres de noblesse.«Panagiotis Giannakis, Limoges a eu dans son histoire une tradition de grands coaches étrangers (Sherf, Maljkovic, Ivanovic, Tanjevic)... Vous inscrivez-vous dans cette lignée ?J'espère y arriver. Je sais qu'ici, tout le monde aime le basket. A Limoges bat le coeur du basket français. Il y a la flamme, la passion, l'envie de faire grandir ce sport.Avez-vous eu d'autres propositions avant de décider de venir à Limoges ?J'en ai eu, c'est passé par mon agent. Mais pour moi, le plus important, c'est surtout le projet, la philosophie derrière la proposition. J'aime construire des choses, pas juste faire un étalage de talents. Le basket français a beaucoup de talents, mais à ce jour, il n'a pas les résultats qu'il mérite. C'était du coup un projet très intéressant. J'ai senti cette même passion chez le président Frédéric Forte.Tout a commencé par un email de ce même président...Oui, il m'a écrit un mail il y a trois mois avec comme objet : ''I Have A Dream''. Il m'a dit qu'il voulait changer la manière de penser du club, une nouvelle manière d'envisager le basket. Au début, on se parlait tous les dix jours. Après, c'était chaque semaine, et finalement tous les trois jours. Il m'a convaincu.Ce projet vous rappelle-t-il vos années à Maroussi (que Giannakis avait mené aux avant-postes du Championnat grec au début des années 2000) ?C'est similaire, car il y a des moyens financiers limités, et le même projet de construire. La différence est plus dans le type de basket qu'on joue en France. Les joueurs sont souvent en surrégime, ils courent trop, ne changent pas assez de rythme. Pour moi un joueur doit courir aussi vite... qu'il est capable de s'arrêter ! C'est ça le basket, le contrôle, mettre toutes tes capacités sur le terrain, et les optimiser pour en tirer le meilleur.Que voulez-vous construire avec les joueurs que vous avez recrutés ?Dans la vie, le naturel prend souvent le dessus. C'est sur cela qu'il faut travailler. Il y a une attitude, une volonté très positive de part et d'autre pour avancer. Les joueurs ont compris que s'ils veulent changer de niveau, ils doivent commencer par changer leurs habitudes.La vie de groupe a subi un lifting, il y aura même des mises au vert la veille des matches...C'est important pour que les joueurs comprennent qu'ils doivent être constamment concentrés sur l'objectif du club. L'alimentation est essentielle dans ce contexte. Si vous mettez du diesel dans un moteur, il ne volera jamais ! Il faut du kérosène. Il en va de même du corps humain. Il faut acquérir cette discipline, cette sérénité.Combien de temps peut prendre une telle adaptation ?Beaucoup ! Ce ne sont pas que des principes de basket, mais aussi de vie. Nous voulons construire une équipe, mais aussi un caractère qui nous donnera de plus en plus d'options dans le jeu. Nous allons y aller pas à pas. Il y aura des hauts et des bas, c'est sûr. Je serai patient. Mais si nous gardons en tête où nous voulons aller, quel que soit le résultat, nous serons satisfaits.Quels sont les objectifs raisonnables du club pour sa remontée dans l'élite ?Nous n'en sommes qu'à la préparation. Nous analysons comment nous réagissons à la défaites, aux victoires, aux situations de jeu. On apprend à se connaître. Pour moi, nous sommes sur une bonne voie. Les joueurs veulent progresser, c'est ça le plus important. Pour le reste, chaque chose en son temps.Pendant l'entraînement, vous interrompez très souvent le jeu pour revenir sur des détails...Les détails font toute la différence : la manière dont tu te tiens sur le parquet, dont tu passes la balle, dont tu défends... Un match de basket peut se décider en une seconde. Une demi-seconde, même. Une possession peut décider de ta saison. C'est pourquoi cette exigence est nécessaire.Qui sera votre leader à Limoges ?Il y a Joseph (Gomis) évidemment, qui est un joueur talentueux, sérieux et expérimenté. Mais il est encore tôt pour parler de tout ça. Il nous manque des joueurs, un pivot, et beaucoup sont blessés.Quelle est la différence entre coacher un grand club comme l'Olympiakos et Limoges ?Les joueurs sont meilleurs, ils sont capables de gérer plus de scénarios, de situations de jeu. Ils ont l'expérience. Les ego sont plus importants. Mais en même temps, ils sont capables de prendre des meilleures décisions dans les moments clés. Mais pour moi, cela n'enlève rien à l'intérêt de venir ici. J'aime les deux manières de coacher. Chaque expérience m'apporte du savoir. Cela fait vivre le basket en moi. C'est quelque chose que je ressens chaque seconde. Quand tu travailles avec les autres, tu te découvres toi-même chaque jour.»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»«A Limoges, il y a la flamme»