Des manifestants opposés à la réforme des retraites près du Sénat à Paris, le 13 octobre 2010

Cet article de coordination vise à inscrire dans le code de la Défense les relèvements de deux ans des limites d'âge et de durées de cotisation prévues pour les militaires.

Le gouvernement peut toujours demander une seconde délibération sur l'article à la fin de l'examen du texte.

Le rejet de cet article n'est pas d'une grande importance pour l'équilibre du texte mais reflète l'état des forces dans l'hémicycle.

Après ce vote, la majorité, UMP et Union centriste a multiplié les demandes de scrutin public pour arriver à faire passer les autres articles et rejeter les nombreux amendements de l'opposition. Ce mode de scrutin autorise le président ou le délégué de chaque groupe de voter pour tous les sénateurs de sa couleur politique y compris les absents. Il ralentit d'autant le rythme des débats.

"Pour une réforme qui serait La réforme du président de la République, votre mobilisation est extrêment médiocre", a ironisé le socialiste Jacques Mahéas.

Un peu plus tôt vendredi, un amendement socialiste abrogeant une disposition-clé de la loi sur la rénovation du dialogue social qui propose aux infirmières une meilleure rémunération en contre-partie d'une retraite plus tardive - 60 ans au lieu de 55 -, a été adopté, des voix centristes ayant manqué à la majorité.

La veille, c'était un article-phare du projet sur les retraites, concernant l'allongement des durées de cotisation qui avait été rejeté, le délégué centriste ayant fait voter son groupe contre le texte "par erreur".

Il restait encore plus de 650 amendements à examiner peu avant 23h30 et les sénateurs PS, PCF, Verts et Parti de gauche poursuivent leur bataille du temps contre le texte et le débat devrait se poursuivre tard dans la nuit. Samedi il reprendra à 15h15 le temps pour la gauche d'un aller et retour à la manifestation de protestation contre le projet de loi.