Le député Vert de Loire-Atlantique François de Rugy à Nantes, le 18 juin 2007

"Jusqu'où irez-vous dans cette politique de gribouille qui consiste à encenser quelque chose une année et le supprimer l'année d'après?", lui a lancé le député, dans une question sur la taxation écologique.

"Ne trouvez-vous pas qu'au final le prix à payer pour satisfaire vos ambitions pour devenir Premier ministre devient incompatible avec toute ambition écologique?", a-t-il aussi dit au ministre.

"M. de Rugy, permettez moi de commenter la fin de votre phrase qui est plus personnelle: je trouve que ça ne rehausse pas le prestige de votre personne", lui a alors sèchement répondu le ministre devant François Fillon, qui a esquissé un sourire.

Les relations entre le Premier ministre et Jean-Louis Borloo se sont dégradées ces dernières semaines depuis que ce dernier a multiplié les initiatives politiques pour fédérer le centre et les apparitions médiatiques, donnant l'impression de briguer Matignon si la place se libérait au prochain remaniement du gouvernement.