Le secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique, Georges Tron, le 30mars 2010 à Paris.

La catégorie A, qui regroupe les fonctionnaires chargés de fonctions de conception, de direction et d’encadrement, représente plus de 50% de la Fonction publique d'Etat. Elle comprend aussi les enseignants, et concernera aussi bientôt les infirmières, -sauf celles qui auront fait le choix de rester en catégorie B pour conserver le droit de partir à la retraite plus tôt-.

Cette négociation sur la catégorie A, entamée depuis juillet 2009, s'est achevée sur un désaccord lundi soir, les syndicats ayant "estimé que les propositions du gouvernement ne correspondaient pas à leur revendication de revalorisation générale de la totalité des échelons de la grille", a précisé le ministère dans un communiqué.

"Le gouvernement assumera ses responsabilités" et "se réserve la possibilité de mettre en oeuvre certaines" des propositions faites, a ajouté le communiqué.

Le ministre du Travail Eric Woerth et son secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique, Georges Tron proposaient notamment d'augmenter les rémunérations de début de carrières de près de 1.000 euros de plus par an.

Ils souhaitaient aussi créer un étage supplémentaire de rémunération, baptisé "grade à accès fonctionnel" (Graf), destiné à récompenser les cadres de la Fonction publique "les plus méritants", situés sur des postes à forts enjeux et responsabilités, selon le communiqué.

Dans un communiqué, FO a souligné mercredi que cette refonte "n'apportera rien pour la plupart des agents", et ne concernera qu'une "infime partie des agents de catégorie A". Selon le syndicat, le Graf "participe surtout à un aménagement opportuniste réservé aux bons serviteurs de la Révision générale des politique publique (RGPP)".

Cette négociation faisait suite à celle déjà menée sur la catégorie B (équivalent des agents de maîtrise dans la Fonction publique, comme les contrôleurs du travail ou des impôts), qui a aussi aboutit à un relèvement des rémunérations en début et fin de carrière.