vendredi 2 septembre 2011 10:43
Berlusconi : d’intouchable à condamnable

Berlusconi rattrapé par un scandale sexuel en Italie, "pays de merde"



Silvio Berlusconi le 22 juin 2011 à la Chambre des députés (© © Reuters)
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Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi s'est retrouvé rattrapé jeudi par un scandale sexuel qui a entraîné l'arrestation d'un de ses anciens proches et lui a fait dire que l'Italie est un "pays de merde".

Un entrepreneur italien, Giampaolo Tarantini, 34 ans, a été arrêté car il est soupçonné par la justice d'extorsion ayant visé Silvio Berlusconi. Cible d'une première enquête pour corruption en 2009, M. Tarantini avait alors affirmé avoir fait venir une trentaine de femmes prêtes à accorder des faveurs sexuelles au cours de fêtes données par M. Berlusconi dans ses résidences à Rome et en Sardaigne entre septembre 2008 et janvier 2009. "Je les présentais comme étant mes amies et je ne mentionnais pas le fait que parfois je les payais", avait précisé M. Tarantini.

Le parquet de Naples, cité par l'hebdomadaire Panorama, soupçonne le chef du gouvernement d'avoir versé 500.000 euros, puis des sommes moins importantes chaque mois pour que Tarantini continue à dire dans son procès que le Cavaliere n'était pas au courant du fait que les jeunes femmes étaient payées. En particulier, l'accusation pense que le versement des 500.000 euros a eu pour objectif de convaincre M. Tarantini de choisir un procès raccourci, en reconnaissant sa culpabilité, pour éviter un procès normal qui aurait entraîné le déballage d'écoutes téléphoniques considérées comme "embarrassantes" pour Silvio Berlusconi.

Mais le chef du gouvernement s'est défendu d'avoir été victime d'une extorsion. Il a affirmé avoir "aidé une personne (Tarantini, ndlr) et une famille avec des enfants qui se trouvaient et se trouvent dans de graves difficultés économiques".

Dans un entretien téléphonique de juillet 2011 avec Valter Levitola, un éditeur de journal de l'entourage de Berlusconi, alors placé sur écoutes par la justice, le premier ministre se laissait aller à des remarques amères sur l'Italie, "pays de merde" où les discussions privées entre deux personnes se retrouvent publiées plus tard dans la presse, sans savoir que cette conversation était elle aussi enregistrée.

"Je ne fais rien qui puisse être considéré comme un délit. On peut dire de moi que je baise, c'est la seule chose que l'on puisse dire. Dans quelques mois je m'en vais pour m'occuper de mes oignons, ailleurs, je m'en vais de ce pays de merde qui me donne envie de vomir", avait dit Silvio Berlusconi au cours de cette conversation qui fera certainement couler beaucoup d'encre dans la péninsule.

(Avec AFP)

Portrait de celui dont les frasques pourraient bien l'amener en prison...

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