Mise à jour : mardi 25 septembre 2012 17:00
Avalanche meurtrière au Népal

Avalanche : les recherches arrêtées



Avalanche : les recherches arrêtées (© Un rescapé secouru le 23/0912 - Reuters)
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  • Avalanche : les recherches arrêtées (© Un autre rescapé secouru le 23/09/12 - Reuters)
  • Avalanche : les recherches arrêtées (© Les secours au camp de base le 23/09/12 - Reuters)
  • Avalanche : les recherches arrêtées (© Des touristes français secourus le 23/09/12 - Reuters)
  • Avalanche : les recherches arrêtées (© Des blessés en route pour Kathmandou - Reuters)
  • Avalanche : les recherches arrêtées (© Une liste des victimes affichée le 23/09/12 - Reuters)
  • Avalanche : les recherches arrêtées (© Le pic du Manaslu (Népal) - Reuters)
  • La vallée de Chamonix sous le choc (© La vallée de Chamonix une nouvelle fois endeuillée - DR)
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Un rescapé secouru le 23/0912 - ReutersAfficher les vignettes
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"Miraculé, miraculé"

Les sept rescapés français de l'avalanche au Népal sont arrivés par avion mardi matin, à Paris et à Lyon. Des survivants encore sous le choc du drame qui a fait au moins 9 morts. Les blessés, souffrant "d'engelures" et de "contusions", n'ont pas eu besoin d'être hospitalisés.
"Miraculé, miraculé" a martelé Claude Belmas à son arrivée sur le sol français. Et d'ajouter, "bien sûr qu'on a peur, tout va très très vite, c'est à la fois très rapide et très long. Mais on se trouve des forces insoupçonnées".
"J'ai vu beaucoup de neige, beaucoup de glace, 600 mètres de chute, un camarade mort sous mes pieds" a, de son côté déclaré un deuxième rescapé, Arnaud Manel. "La montagne, c'est des beaux moments, c'est des moments forts avec des copains. Et puis quand ça se passe bien, c'est super et quand ça ne se passe pas bien, c'est très triste. Mais ça reste de la montagne".

Des guides européens vont poursuivre les recherches

Des guides européens vont poursuivre les recherches au Népal pour tenter de retrouver les corps des disparus. "Des guides européens qui connaissaient les disparus veulent profiter de leur présence sur place pour se donner une chance supplémentaire de trouver quelque chose (...) Il y a très peu de chances de retrouver les disparus car, compte tenu du terrain et de l'ampleur de l'avalanche, il est possible qu'ils aient été projetés dans une crevasse" a confié à l'AFP Denis Crabières, président du SNGM.
Le bilan de l'avalanche fait état de neuf morts, dont quatre Français, un guide de montagne népalais, un Espagnol, un Allemand et un Italien. Deux autres Français, un guide et un client, sont toujours portés disparus ainsi qu'un Canadien. Il s'agit de l'une des pires catastrophes des dernières décennies dans l'Himalaya.
C'est sur le mont Manaslu (8.156 mètres), la huitième montagne la plus élevée du monde et l'une des plus dangereuses, que le drame s'est produit, samedi 22 septembre. L'avalanche a frappé un groupe de 25 à 30 alpinistes qui se trouvaient dans leur camp de base, situé à 6.800 mètres d'altitude. Selon l'Italien Silvio Mondanelli, rescapé de l'avalanche, une énorme masse de neige et de glace est venue frapper les alpinistes en plein sommeil. Il s'agirait d'une avalanche de sérac, une plaque de glace qui se décroche de la montagne, et dévale ses flancs emportant tout sur son passage.

La vallée de Chamonix sous le choc

Parmi les Français décédés dans l'avalanche du mont Manaslu, deux guides reconnus pour leur expérience. Les deux hommes étaient originaires de la Vallée de Chamonix. La région est aujourd'hui sous le choc, une nouvelle fois endeuillée. Les corps de Ludovic Challéat et Fabrice Priez ont été retrouvés sans vie. Rémy Lécluse et Grégory Costa manquent toujours à l'appel. Tous les quatre étaient des alpinistes chevronnés.
"Ils étaient des professionnels, des alpinistes de grand niveau qui avaient une connaissance de ce milieu-là. Ludovic Challéat a fait 9 ascensions à plus de 8000 mètres. Il faisait partie des gens les plus brillants aujourd'hui dans l'Himalaya. Fabrice était l'un des responsables des activités UCPA à Chamonix, Rémy est un spécialiste du ski de pente" explique Eric Favret, président du Syndicat National des Guides de Montagne.
Et d'ajouter : "tous les alpinistes de haut niveau qui vont en Himalaya connaissent tous les dangers objectifs qui sont liés à la haute montagne. On connaît bien l'engagement qui est nécessaire à la réalisation de ces grandes expéditions. Mais on ne s'habitue jamais à ce type de drame, on ne peut pas s'habituer au départ de nos amis, de nos collègues. La communauté de Chamonix va pleurer des gens qui étaient fortement appréciés."


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