
AFP
Le scénario catastrophe, qui suscite l'inquiétude des personnels, a affolé les investisseurs et fait plonger mardi l'action du groupe, qui a fini la séance à Paris en chute libre de 22,46%, à 1,01 euro.
Co-actionnaires, la France et la Belgique sont montés au créneau pour tenter d'enrayer la panique, en assurant qu'elles garantiraient avec leurs banques centrales les dépôts et le financement du groupe jusqu'à la liquidation qui se profile.
"Les Etats belge et français répondront présents comme en 2008", a assuré le ministre des Finances, François Baroin, à Luxembourg.
"Tant la France que la Belgique sont prêtes à apporter une garantie pour les financements de Dexia, quelle que soit la forme que cela prendra", a renchéri son homologue belge Didier Reynders, en annonçant une réunion d'urgence du gouvernement belge dans la soirée.
"Les banques centrales de Belgique et de France soutiennent pleinement le groupe bancaire belgo-français Dexia", a indiqué la Banque centrale belge (BNB), ajoutant que "l'épargne des clients de Dexia Banque Belgique est parfaitement sécurisée".
Après six heures d'un conseil d'administration marathon, Dexia a ouvert la voie, dans un communiqué sibyllin publié dans la nuit de lundi à mardi, à de nouvelles cessions et alliances pour résoudre ses "problèmes structurels".
Le conseil d'administration a mandaté l'administrateur délégué Pierre Mariani pour "préparer, en concertation avec les Etats et les autorités de contrôle, les mesures nécessaires pour résoudre (ces) problèmes".
"L'ensemble du groupe Dexia serait à vendre", a indiqué à l'AFP un responsable syndical belge, Jean-Michel Cappoen, à l'issue d'une réunion de représentants de la direction et du personnel de la banque à Bruxelles.
"C'est la fin d'une route (...) Les salariés sont inquiets", a résumé Pascal Cardineaud, un représentant de la CFDT au comité d'entreprise européen de Dexia.
La possibilité d'une "bad bank"
"On n'en est même pas au stade de savoir quels seront les impacts sociaux", a-t-il souligné, soulignant l'absence de détails fournis par les dirigeants.
Dans son communiqué, Dexia a laissé entendre qu'il allait sans doute isoler hors de son périmètre le portefeuille de 95 milliards d'euros d'actifs à risque dont il cherche à se délester depuis des années et qui "pèse structurellement sur le groupe".
La création d'une "bad bank", structure de défaisance pour les actifs dépréciés, est "une des possibilités", a reconnu le ministre belge des Finances.
Selon Le Figaro, Dexia devrait céder en chaîne sa filiale turque Denizbank, les activité de gestion d'actifs, de banque privée mais aussi de la branche de banque de détail en Belgique, appuyée sur le vieux Crédit communal de Belgique.
Quant au portefeuille de prêts aux collectivités locales en France, qui pèse environ 70 milliards d'euros, il serait repris par une société créée par la Caisse des dépôts et la Banque Postale, a appris l'AFP dans l'entourage de la CDC.
Sur ce point des collectivités, le président du département de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone (PS), a estimé que les difficultés de Dexia, premier prêteur des collectivités locales, risquaient d'affaiblir le financement de l'investissement local.
"Il n'y a pas de raison d'avoir d'inquiétude majeure à propos de ce groupe si on continue à accélérer la cession d'actifs", a assuré M. Reynders, refusant de parler de démantèlement. "On va vers un renforcement de l'activité bancaire, c'est cela l'objectif", a-t-il affirmé.
Malgré une restructuration à marche forcée depuis 2010 sous l'impulsion de la Commission européenne, Dexia a été rattrapé par la crise de la dette.

























































































Commentaires
Quand on vous dit que le monde a changé !!! Personne n'a l'air de vouloir le croire !!! Et bien par a + b c'est à dire mathématiquement c'est entrain d'arriver !!!
C'est la fin d'un monde où les spéculations boursières a laissé sur le bord de la route tro****e pays de personnes pauvres pour une minorité riche !!! C'est la fin des haricots pour ce monde là !!!
Ugefener
Et le FN aurait-il mis un frein aux appétits spéculatives incontrôlées et frauduleuses des banquiers ? J'en doute.
BNP Paribas à quelques jours d'une faillite et d'une panique bancaire. Dexia n'est que la pointe de l'iceberg. Lisez attentivement le bilan de BNP Paribas, de Société Générale et de Crédit Agricole. Dans le cas des deux premières, les deux banques refusent catégoriquement d'inscrire les vraies valeurs comptables de leurs placements en Grèce et dans les autres pays implosés. C'est la fin prochaine pour BNP Paribas. Tous seront surpris. Pas moi.
Marc Authier, vous avez raison il est indéniable que le bateau Europe est en train de couler entrainant par la même la France. Il y a belle lurette que cette catastrophe est annoncée et que personne ne veut l'admettre. Nous sommes déjà dans le mur.
Ce qui risque de ce passer au niveau européen aura indénablement des répercussions néfastes sur le monde. Dans la première moitié du siécle précédent par deux fois le choc a été inévitable entre les nations...entrainant par la même sont cortège de morts et de destructions.
Signal Enigma
Votre risque n'est pas minime même si vous ne gardez pas d'argent à la banque. Vous avez suivi ce qui se passe en Grèce ? Beaucoup gens se pensaient à l'abri aussi. Tout d'un coup 20% d'entre eux perdent leur emploi et voient tous les programmes sociaux disparaître. Vous ne comprenez pas. C'est évident. La socialisation du risque et des pertes font que même si vous n'avez pas de capital ou d'argent à la banque, vous payerez quand même par des mesures d'austérité, des crises économiques, du chômage, de l'inflation et de nouvelles taxes. Vous êtes en plus mal renseignés. Le risque systémique s'applique à 100% des gens.
Marine Edgar
Faux. C'est pas parce que l'on vous dit à la TV des niaiseries qu'il faut les croire. BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, Morgan Stanley, Unicrédit, Raffenstein Bank, Citibank, Bank of America et nombre de banques sont EXACTEMENT dans la même situation ou même pire ! Rien de plus triste d'avoir des gens qui acceptent les balivernes des banques. TOUT je répète TOUT le secteur bancaire, interconnecté comme il, est en faillite
Avez-vous lu le bilan financier de BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale Marine ? Vous vous leurrez si vous pensez que cela ne concerne que Dexia. C'est incroyable le niveau d'ignorance des Français ! Incroyable ! .