Une maison en bois hissée sur une colonne à 15 mètres de haut, le 30 mai 2011 à Buenos Aires, en Argentine

"Pour cette maison, ce ne sont pas les candidats qui manquent", peut-on lire sur un grand panneau placé sous la maison, sur la Place de Mai en face du siège du gouvernement, en préambule de la campagne électorale qui marquera les prochains mois jusqu'à la présidentielle d'octobre.

"Nous voulons attirer l'attention sur la pauvreté et le grand manque de logements pour que la société toute entière s'engage", a déclaré à l'AFP Ignacio Gregorini, âgé de 27 ans, l'un des directeurs de l'ONG "Un toit pour mon pays" responsable de l'opération.

"Un toit pour mon pays" est présente dans 19 pays d'Amérique latine où elle a construit environ 70.000 logements sociaux dans des quartiers pauvres. En Argentine, l'ONG a installé quelque 2.500 maisons dans 60 quartiers différents de la capitale et sa banlieue.

Ces maisons en bois type "studio", qui comptent une seule pièce, outre une salle de bains et une petite cuisine, coûtent moins de 1.400 euros (8.000 pesos) chacune. "Une famille peut la construire en un week-end avec l'aide des volontaires", a précisé Gregorini.

L'Argentine a 40 millions d'habitants, dont 30% vivent sous le seuil de pauvreté, selon l'Observatoire de la dette sociale, un institut qui dépend de l'Université catholique argentine (UCA).

Il faudrait construire 2,5 millions de logements pour répondre au besoin actuel. En décembre, 6.000 sans-abri, pour la plupart des immigrés des pays limitrophes avaient occupé un grand parc de Buenos Aires. Les affrontements avaient fait trois morts.