Mise à jour : lundi 12 septembre 2011 12:01 | Par AFP

A 59 ans, le "Petit Gibus" de "La Guerre des boutons" est artiste-peintre

Martin Lartigue, 59 ans, devenu célèbre il y a cinquante ans grâce à son rôle de Petit Gibus dans "La Guerre des boutons", a depuis longtemps quitté les lumières des plateaux de cinéma pour vivre à Sore, un paisible village landais, où il s'est établi comme peintre.


Martin Lartigue, le Petit Gibus dans "La Guerre des boutons", à Sore dans le sud-ouest de la France 12 septembre 2011

A quelques jours de l'anniversaire du tournage du film, l'interprète de la désormais célèbre réplique "si j'aurais su, j'aurais pas venu" s'apprête à mettre le cap vers l'Eure-et-Loir, où le film a été tourné en septembre et octobre 1961.

Ce sera pour lui l'occasion d'exposer, pendant un mois, une cinquantaine de ses oeuvres dans le château de Maintenon mais aussi de célébrer, le 24 septembre, l'anniversaire du film dans le village voisin de Bailleau-Armenonville dont les rues et l'école ont, en 1961, servi de décor au réalisateur Yves Robert.

"Cela va être à la fois sympa et très émouvant", espère le fils du peintre Dany Lartigue et petit-fils du célèbre photographe Jacques-Henri Lartigue, enthousiaste à l'idée de passer une journée avec ceux qui ont tourné à ses côtés.

Pour lui, ce film reste "un très bon souvenir qui a marqué sa vie". "On le prenait très à coeur, l'histoire et le tournage étaient passionnants, même si c'était sérieux et pas toujours comique", se souvient cet enfant de la balle, dont la mère était comédienne.

Réservé, ce quinquagénaire au visage marqué par les épreuves de la vie livre cependant quelques anecdotes dans sa modeste maison nichée au coeur de la forêt landaise.

"Pendant deux mois, je suis resté avec mon frère François, qui jouait Grand Gibus, à Bailleau-Armenonville, c'était comme une colonie de vacances, des jeunes s'occupaient de nous, on dormait sous une tente et on se lavait à la rivière", raconte Martin Lartigue, qui a conservé au fil de ses déménagements la chemise, le béret et la fronde qui ont servi pour le tournage.

"Au départ, je ne devais pas avoir autant d'importance dans le film mais Yves Robert, qui était le beau-frère de mon père, en a rajouté car j'étais turbulent et marrant, c'est plus tard que je suis devenu timide", avoue-t-il.

Mais très vite après la sortie du film, qui a rencontré un immense succès populaire, le jeune garçon, qui vivait alors chez ses parents à Paris, est devenu une "star", faisant l'objet de nombreux reportages.

"J'ai pas voulu que cela change les choses pour moi, mais comme j'ai enchaîné d'autres tournages, comme +Bébert et l'omnibus+, j'ai eu une scolarité en dents de scie et du coup je pouvais pas faire autre chose que devenir artiste", explique celui qui à l'époque de "La guerre des boutons" rêvait d'être plus tard "cuistot sur un bateau".

A 15 ans, Martin Lartigue quitte le système scolaire pour faire une école de mime. "Au départ, je ne voulais pas être peintre car je me disais que mon père l'avait très bien fait alors je me suis tourné vers le métier d'acteur" où il jouera notamment aux côtés de Romy Schneider, Jean Richard et Michel Serrault.

Puis, vers l'âge de 25 ans, "la peinture a pris le dessus" et l'artiste part s'installer dans les Cévennes avant de s'établir, il y a dix-huit ans, dans les Landes où il produit une oeuvre qui va de la sculpture à des tableaux "narratifs" très colorés.

L'artiste n'a cependant pas perdu l'espièglerie et l'impertinence de ses jeunes années. "J'attends qu'on m'envoie les DVD des deux films de +La Guerre des boutons+ qui sortent ce mois-ci, pour les regarder avec des copains. Ils sont peut-être bien", lance-t-il avec l'humour.

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