Affaire Bettencourt : Sarkozy "soulagé et heureux"
Affaire Bettencourt : la confusion du juge
Vendredi 24 novembre, on en sait un peu plus sur l'audition de Nicolas Sarkozy, à Bordeaux. Me Thierry Herzog, l'avocat de l'ancien chef d'Etat, a affirmé que le juge avait confondu les noms de Liliane Bettencourt, l'héritière de l'Oréal et d’Ingrid Bétancourt, l'ex-otage franco-colombienne, dans les agendas de Nicolas Sarkozy.
A la date du 5 juin 2007, "le juge a écrit que le nom était "mal orthographié" mais il est bien orthographié, il s'agissait de la famille d'Ingrid Betancourt", a assuré l'avocat sur Europe 1. Or, souligne le magistrat, en juin 2007, un mois après son accession au pouvoir, "il n'a qu'une obsession, pouvoir obtenir la libération d'un otage français", ajoute Me Herozog qui enfonce le cou, indiquant que le juge avait "reconnu et acté" ce fait.
Pour un autre rendez-vous, cette fois avec l'héritière de l'Oréal, le 5 novembre 2008, Thierry Herzog affirme que c'était à l'initiative de Liliane Bettencourt et que l'entrevue n'a duré qu'un quart d'heure.
"Pour lui, pour moi, c'est une affaire qui n'existe plus", a conclu l'avocat de l'ancien chef de l'Etat.
Nicolas Sarkozy « soulagé et heureux »
Jeudi 23 novembre, Nicolas Sarkozy, est ressorti du bureau du juge Jean-Michel Gentil, où il a été entendu pendant 12 heures environ, placé sous le statut de témoin assisté dans l'affaire Bettencourt. Il n'est donc pas mis en examen. L'ancien chef de l'Etat a quitté peu avant 21h40 le palais de justice de Bordeaux où il était arrivé à 9h15, pour être entendu par les juges d'instruction bordelais chargés du dossier.
"Il n'y a pas eu de mise en examen", a déclaré Maître Thierry Herzog après la notification à son client du statut de témoin assisté. Il n'y a pas d'autre convocation, a-t-il précisé à RTL, espérant que "c'est une affaire qui n'existe plus".
L'ami de Nicolas Sarkozy Patrick Balkany a confié à BFMTV que celui-ci s'était dit "soulagé et heureux" .
Le 15 juin dernier, Nicolas Sarkozy, dont le retour en politique fait l'objet de spéculations, a perdu son immunité présidentielle. 'Je m'apprête à redevenir un Français parmi les Français', déclarait-il au soir de sa défaite le 6 mai dernier...
Sur quelles affaires Nicolas Sarkozy risque-t-il d'être inquiété ? L'immunité présidentielle protège-elle réellement le président en place ? François Hollande va-t-il faire évoluer cette protection parfois contestée du chef de l'Etat ? Les réponses en images.
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