Brice Hortefeux, Patrick Ollier et François Fillon le 8 décembre 2010 sur le perron de l'Elysée à Paris

"En niant l'évidence de la pagaille alors que les automobilistes étaient déjà pris au piège, Brice Hortefeux a commis une +Borloo+, du nom de la bourde d'un ancien ministre rejetant la pénurie d'essence en pleine grève des raffineries", écrit Didier Louis dans le Courrier Picard.

"Alors que les blocages étaient déjà réalité, Brice Hortefeux, mué en Bison pas futé, a tenu à rassurer les automobilistes, vers 17 h, en affirmant que la réédition du scénario catastrophe de 2003 était +impossible+. On a vu ce qu'il est advenude son imprudente prédiction !", s'exclame Patrick Fluckiger dans l'Alsace.

Olivier Berger, dans la Voix du Nord, se délecte de la déclaration du ministre de l'Intérieur qui a doctement affirmé: "Ce qui pose problème, dans ces épisodes neigeux extrêmement forts, ce sont les routes lorsqu'elles sont inclinées".

Il raconte ensuite dans son éditorial: "François Fillon a également beaucoup fait rire à Moscou lorsqu'il a justifié son retard de trois heures en raison de la dizaine de centimètres de neige tombée sur Roissy. Vladimir Poutine, un des meilleurs humoristes de sa génération, lui a proposé de redonner le spectacle de ballet franco-russe au Bolchoï que notre Premier ministre venait de manquer. +Chiche!+, a plaisanté notre Premier ministre avant de s'apercevoir un peu tard que son nouveau copain russe ne rigolait pas du tout".

Rémi Godeau s'interroge dans L'Est Républicain: "Tombe la neige et trébuche le gouvernement?" tandis que de nombreux titres relèvent que la critique de François Fillon à l'égard de Météo-France était injuste car une alerte orange pour des chutes de neige avait bel et bien été lancée, en temps utile.

Mais L'Humanité, sous la plume de Michel Guilloux, se montre le plus sévère : "Des milliers et des milliers de salariés obligés de rester dormir sur place, mettant des heures et des heures à accomplir quelques kilomètres ou piégés sur les routes". "Ces dysfonctionnement résultent de l'affaiblissement des moyens de l'Equipement", juge le journal.