Des étudiants manifestent à Paris, place de la Bastille, contre la réforme des retraites, le 12 octobre 2010

19H30 - Fonctionnaires - Quelque 21,2% des agents de l'Etat ont été en grève, autant que le 23 septembre (21,4%), selon des chiffres du gouvernement en fin de journée, le taux étant en hausse pour les agents territoriaux (16,1% contre 15,7%) et hospitaliers (14,1% contre 12,5%).

19H15- "Ridiculiser" - Le syndicat de policiers Unité SGP/Force Ouvrière, majoritaire, accuse dans un communiqué sa hiérarchie dans les Bouches-du-Rhône de sous-estimer le nombre des manifestants à Marseille et de "ridiculiser" ainsi la police.

19H10 - Blessé - Lors d'un tir de bombe lacrymogène à Caen, un jeune s'est effondré, a constaté un photographe de l'AFP. Il a ensuite été évacué, conscient, un bandage et du sang sur la tête, dans un véhicule de la CGT. Un policier sur place a confirmé qu'un manifestant avait été blessé "peut-être par un projectile" et avait été évacué, sans indiquer l'origine du projectile.

19H05 - Dernière banderole - La dernière banderole de la manifestation parisienne est arrivée place de la Bastille, lieu d'arrivée du défilé.

19H00 - 150.000 jeunes - Le principal syndicat étudiant, l'Unef, estime que quelque 150.000 jeunes ont manifesté dans toute la France. Selon l'UNL, premier syndicat lycéen, 800 lycées ont été "mobilisés", dont 350 bloqués. Pour le ministère de l'Education nationale, 357 lycées, soit 8,3% de l'ensemble "ont été perturbés à des degrés divers".

18H53 - Comparable - "La mobilisation est sans doute de nature comparable à celle du 23 septembre avec un peu moins de grévistes et des manifestants qui sont peut-être un peu plus nombreux en tant que tels, mais du fait des lycéens que le PS et l'extrême-gauche ont incités de façon irresponsable à aller dans la rue", déclare à l'AFP le secrétaire d'Etat à la Fonction publique, Georges Tron.

18H48 - Raffineries - Des assemblées générales de grévistes auront lieu mercredi dans quasiment toutes les raffineries de métropole pour décider d'une éventuelle reconduction du mouvement, qui a touché onze des douze sites.

18H45 - Gardes à vue - Quatre étudiants ont été placés en garde à vue à Nancy, en marge des manifestations, après avoir frappé un policier d'un coup de poing et alors que des barres de fer ont été retrouvées sur eux, selon une source policière.En début de soirée, une cinquantaine d'étudiants réclament leur libération devant le commissariat .

18H40 - "Lassé" - Un syndicaliste policier se dit "lassé" de la querelle sur les chiffres. "Les syndicats les grossissent et la police les sous-estiment", déclare-t-il à l'AFP estimant "entre 200.000 et 220.000" le nombre réel de manifestants à Paris. "Mes collègues de la police comptent comme les syndicats mais sans les gens sur les trottoirs et leurs boîtiers sont configurés pour compter moins de personnes par rangée. Surtout, le chiffre qu'ils transmettent est ensuite diminué par leur hiérarchie".

18H35 - Bergers - "Vous devriez engager des bergers, eux, ils sont habitués à compter leur troupeau", a lancé un manifestant marseillais à des journalistes tentant de dénombrer par eux-mêmes les participants au cortège.

18H30 - Débloquer l'Elysée - "Le Président de la république doit recevoir dès ce soir l’intersyndicale!", lance le député PS de Paris, Jean-Christophe Cambadélis, sur son blog. "Le risque est maintenant grand que le blocage élyséen sur les 60 ans et 65 ans, essentiellement à des fins de réélection, conduise à une radicalisation. Nicolas Sarkozy a précipité le pays dans cette crise. Il doit l’en sortir", ajoute-t-il.

18H27 - Amélioration - La RATP prévoit pour mercredi un trafic meilleur avec 3 métros sur 4, une circulation du RER A, des bus et tramways quasi normale et 1 train sur 4 pour le RER B, alors que la majorité des assemblées de grévistes ont reconduit le mouvement selon la CGT.

18H25 - Heurts - A Saint-Nazaire, peu après la dispersion de la manifestation, des heurts ont éclaté devant la sous-préfecture entre des jeunes cagoulés et la police qui a fait usage de gaz lacrymogène. Une personne a été interpellée.

18H15 - "Exceptionnel" - Le nombre des manifestants, estimé par les syndicats à 3,5 millions, a atteint un niveau "exceptionnel", déclare la CGT à l'AFP.

18H00 - 1,2 A 3,5 MILLIONS - Quelque 1.230.000 personnes ont participé à 250 manifestations, annonce le ministère de l'Intérieur, qui avait comptabilisé 997.000 manifestants le 23 septembre. Les syndicats ont annoncé pour leur part 3,5 millions de manifestants.

17H47 - Détermination - "Je viens de croiser les manifestations en venant de l'Assemblée nationale, il n'y a pas d'un côté une vérité, de l'autre une erreur mais à un moment donné un gouvernement est là pour décider (...) Notre détermination est totale, notre responsabilité c'est de protéger le système de retraites", déclare Eric Woerth au Sénat.

17H45 - Toujours peu de trains jeudi - La SNCF prévoit de nouveau des perturbations mercredi sur son réseau, d'un niveau comparable à mardi, avec en moyenne 1 TGV sur 3, un peu plus de 4 TER sur 10, 4 Transilien sur 10 et un Corail sur 3, le trafic international étant relativement épargné.

17H40 - 20% DE PLUS - Les manifestations ont rassemblé "près de 3,5 millions de personnes, soit une hausse de 20% par rapport aux journées précédentes", annonce la CFDT dans un communiqué.

17H35 - Ecole buissonnière - "L'appel à la mobilisation des lycéens lancé par les organisations syndicales de gauche s'apparente plus à encourager l'école buissonnière qu'à mobiliser la jeunesse sur un sujet de fond", juge l'UMP Lycées.

17H30 - FORTE PROGRESSION - 89.000 personnes, selon le chiffre définitif donné par la préfecture de police, ont manifesté contre la réforme des retraites mardi à Paris, un chiffre en forte hausse par rapport aux 65.000 manifestants comptés le 23 septembre, mais bien inférieur aux 330.000 annoncés par les syndicats.

17H13 - Pompes funèbres - Au Havre, le cortège a été emmené par la quasi-totalité des 2.000 dockers du port vêtus de leurs chasubles jaunes, dans un défilé marqué par la présence peu habituelle des Pompes funêbres générales ou encore de la modeste entreprise des Cars Périer.

17H10 - "Omelette Kerviel" - Des jeunes manifestants rennais ont copieusement bombardé d’oeufs la devanture de plusieurs banques dont la Société Générale, "pour faire une omelette Kerviel". Aux cris de "Sarko, Sarko, serre les fesses, on arrive à toute vitesse", ils ont défilé derrière une pancarte improvisée: "la retraite à 60 ans pour vous, c’est du boulot pour nous".

16H50 - "Faite pour eux" - Raymond Soubie, conseiller social de Nicolas Sarkozy, estime que les lycéens et étudiants devraient défendre cette réforme "d'abord faite pour eux", dans un entretien au site challenges.fr.

16H47 - Juppéton - "En 95, on a foutu le plan Juppé en l'air et Juppé aussi par la même occasion, c'est ça que nous devons refaire aujourd'hui", estime une manifestante lilloise, Nicole Baudrin, ancienne aide soignante, aujourd'hui jeune retraitée.

16H45 - Vuvuzelas out - De nombreux masques de personnes âgées sont apparus dans la manifestation de Strasbourg, à l'inverse des vuvuzelas, qui ont complètement disparu.

16H45 - Petif-fils - Yves Macheboeuf, 58 ans, ex de Giat industries, en pré retraite, traverse à Paris le pont Sully avec son petit fils Léo, 7 ans, le pull couvert d'autocollants proclamant "la retraite, c'est la vie pas la survie"."Je suis là plus pour lui que pour moi. Léo, dans 60 ans, je ne suis pas sur qu'il soit à la retraite".

16H40 - Ch'tis - "Ce que fait le Parlement, la rue peut le défaire" et "Sarko, t'es foutu, même les vieux sont dans la rue", peut-on lire sur des pancartes de manifestants à Lille.

16H35 - Mal payés - "Mes jeunes collègues sont si mal payés qu'ils ne peuvent pas se permettre de faire grève. Ils sont contents qu'on se bouge pour eux. Le jour où ça va bouger c'est quand ça va dégénérer... "pronostique, dans le cortège strasbourgeois, un syndicaliste FO d'une usine automobile

16H30 - Nouilles - Slogan à Tours: "Les riches, des couilles en or, les pauvres, des nouilles encore".

16H20 - RISQUES D'AFFRONTEMENT - Martine Aubry, première secrétaire du PS, dénonce dans un communiqué l'"entêtement" du gouvernement sur les retraites "qui ne mène nulle part, sauf à des risques d'affrontement". Elle appelle l'exécutif à "faire preuve de responsabilité".

16H15 - Escarmouches - A Caen, les CRS ont utilisé à plusieurs reprises des gaz lacrymogènes pour disperser des centaines de manifestants rassemblés devant le siège local du Medef, qui lançaient des oeufs, des tomates, et des pétards. Des conteneurs à poubelles ont été brûlés dans des tourbillons de fumée noire.

16H08 - Addition - "Chaque journée d'action, on a des personnes différentes qui manifestent et c'est l'addition de ces mobilisations qui montrent qu'on a des dizaines de millions de Français insatisfaits de cette réforme", selon le président de la centrale syndicale des cadres CFE-CGC, Bernard Van Craeynest, qui manifeste à Paris.

16H05 - DEUX CORTEGES - Quelque 330.000 personnes manifestent en deux cortèges à Paris, soit 30.000 manifestants de plus environ que le 23 septembre, selon un comptage de l'intersyndicale cité par la CFDT, l'Unsa Ile-de-France et la FSU.

16H02 - Chrysanthèmes - "Je préfère fleurir vos retraites plutôt que vos tombes", lit-on sur la pancarte que brandit Jacky Pacey, 44 ans. Ce fleuriste, patron de PME qui manifeste à Paris, ajoute: "J'aimerais que mes cotisations patronales financent les acquis sociaux et non le bouclier fiscal".

16H00 - Anars - La Confédération nationale du travail (CNT), syndicat anarchiste, s'invite devant le carré de tête de l'intersyndicale, à Paris. "Partage des richesses, partage du temps de travail, ou alors ça va péter", lancent ses militants dans leurs haut-parleurs.

15H53 - Crise de nerfs - "On est quand même dans une situation où le pays est au bord de la crise de nerfs", estime Annick Coupé, porte-parole de Solidaires, qui défile à Paris. "On n'a plus d'autre choix que de monter le rapport de force et de tout faire pour que, dans les jours qui viennent, on soit dans un situation de blocage du pays".

15H50 - On remet ça à Toulouse - Six syndicats (CGT, CFDT, FO, FSU, Solidaires et UNSA) appellent à une journée d'action départementale contre la réforme des retraites, jeudi à Toulouse, et maintiennent leur appel à la mobilisation pour samedi.

15H39 - Un cran au dessus - "Ce n'est pas un baroud d'honneur, la mobilisation monte d'un cran. Face à l'obstination du gouvernement, les manifestants veulent dire que cette réforme reste très injuste et doit être changée", prévient le président de la CFTC, Jacques Voisin, dans le défilé parisien.

15H35 - Transgénérationnel - "Aujourd'hui c'est toute la France qui manifeste: les jeunes, les parents et les grands-parents contre une société, celle de François Fillon et de Nicolas Sarkozy", se réjouit Benoît Hamon, porte-parole du PS, qui manifeste dans la capitale.

15H34 - "A son terme" - François Fillon affirme une nouvelle fois à l'Assemblée que son gouvernement est "décidé à mener à son terme" la réforme des retraites parce qu'elle est "raisonnable, juste et indispensable".

15H26 - Résigné - "On a perdu, on n'y arrivera pas, Sarkozy ne lâchera pas. J'ai combattu depuis le début, mais aujourd'hui je suis un peu résigné", lâche Jean-François Assac, salarié chez Arkema et syndiqué à la CFE-CGC, manifestant à Marseille.

15H23 - Le pire n'est jamais sûr - Une caricature du visage du ministre du Travail Eric Woerth se détache à Paris sur une pancarte avec la légende "Eric the Worst n'est jamais certain!"

15H20 - Retrait - "Le gouvernement se grandirait à retirer le projet, il se grandirait à dire qu'il est allé trop vite et qu'il faut un consensus national", martèle Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, dans la manifestation parisienne.

15H16 - Mur - "On est face à un mur, on est favorable à une grève reconductible pour briser ce mur", clament Patricia et Gilles Nersessian, fonctionnaires dans l'enseignement, venus manifester à Marseille avec leurs deux filles. "On en est à notre troisième jour de grève et on se dit qu'on est prêt à perdre deux-trois semaines de salaire par rapport à deux années de vie", ajoutent-ils.

15H12 - JEUNES - Des milliers de lycéens et étudiants participent au défilé à Paris, sous les bannières de l'UNL, l'Unef, la Fidl et des Jeunesses communistes, dans un cortège occupant une bonne partie de la large rue de Rennes, une présence accrue par rapport aux précédentes manifestations.

15H07 - 95 ans - Un tract distribué dans la capitale par des intermittents du spectacle demande "Quelle retraite pour les précaires? A 95 ans, je n'aurai pas mes trimestres..."

15H05 - Sénateurs dans la rue - Le Sénat a suspendu pour 30 minutes l'examen du projet de loi sur les retraites à la demande des élus socialistes, communistes et du Parti de gauche pour leur permettre de manifester.

15H03 - EN HAUSSE - 65.000 personnes manifestent à Paris en début d'après-midi, selon une première estimation de la préfecture de police, un chiffre en hausse par rapport aux 40.000 manifestants estimés le 23 septembre au départ du cortège.

15H01 - Partisans - "Sarko entends-tu le bruit sourd de la foule en colère?", chantent des fonctionnaires territoriaux de Champigny dans le cortège parisien.

14H56 - Générale - "Il est nécessaire que la grève se généralise, il faudrait qu'elle soit plus explosive et que le gouvernement et le patronat soient en situation de perdre", lance Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, qui manifeste dans la capitale.

14H52 - Rançonnés - "Emplois, salaire, retraite. Les salariés ne paieront pas la rançon de la finance", clame le SNES-FSU sur un ballon à l'hélium qui survole le cortège parisien.

14H45 - Sportif sexagénaire - "Je me vois pas faire des démonstrations de sport à 67 ans...", s'exclame Mickaël Viairon, professeur d'éducation physique et sportive dans un collège de Montreuil, et manifestant à Paris.

14H40 - Tour Eiffel - Le monument emblématique de Paris est fermé en raison d'une grève d'une partie du personnel.

14H37 - Ballons socialistes - Trois grands ballons frappés de l'emblème du PS, le poing et la rose, flottent au dessus du carré des dirigeants socialistes présents dans la manifestation parisienne, en l'absence de Martine Aubry, souffrante.

14H33 - Résistance - "Eh! chômeur à 25 ans. Eh! précaire à 67. Non, non à cette réforme des retraites. Oui, oui à la répartition," scandent de nombreux lycéens présents dans la manifestation parisienne en criant aussi "Résistance, résistance, ça va péter".

14H30 - Policier chenu - Des syndicalistes policiers défilent à Paris. L'un d'entre eux, en tenue, tire avec ses menottes un manifestant déguisé en bagnard et portant un masque de vieillard. La foule applaudit.

14H26 - Essoufflé - "Le gouvernement a du souci à se faire. Il a crié trop vite que le mouvement s'essoufflait", déclare Olivier Besancenot, leader du NPA, en défilant à Paris.

14H22 - Enchaînés - "42 ans de chaîne, non, non, non! 37 ans et demi ça suffit!", scandent une centaine de militants CGT de Renault Flins, dans la manifestation parisienne.

14H15 - User - "Le pouvoir avait comme tactique d'user le mouvement social. Aujourd'hui, c'est le mouvement social qui est en train d'user le gouvernement", persifle Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, qui déflile à Paris.

14H12 - Tiroir-caisse - "Le ventre des femmes n'est pas une caisse de retraite": banderole anonyme posée sur le bitume à Paris.

14H10 - Elargissement - Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, premier syndicat de fonctionnaires de l'Etat, prédit aux journalistes un "élargissement de la mobilisation" pour le samedi 16 octobre.

14H07 - Plus de concessions - François Fillon déclare que le gouvernement est "au bout de ce qui est possible" en matière de concessions sur les retraites, selon des participants à une réunion des députés UMP

14H04 - Grand écart marseillais - Entre 24.500 et 230.000 personnes, selon les chiffres respectifs de la police et les syndicats, ont défilé à Marseille. Le 23 septembre, ils étaient entre 22.000 et 220.000.

14H00 - Cortège parisien - Le cortège parisien démarre à Montparnasse, derrière une banderole portant l'inscription "retraites solidaires, emplois, salaires: un enjeu de société".

13H56 - Exceptionnelle - A Rouen, police et syndicats sont d'accord pour constater une mobilisation exceptionnelle, du jamais vu ces dernières années: 23.500 selon la police, 75.000 selon les syndicats.

13H55 - Oeufs et gaz lacrymogènes - A Auch, des lycéens jettent des d'oeufs et des pétards sur les forces de l'ordre qui les repoussent à l'aide de boucliers et de gaz lacrymogènes.

13H50 - Bonnet phrygien - Une femme coiffée d'un bonnet phrygien est acclamée par la foule qui débouche place Bellecour, à Lyon. Elle a coiffé son petit chien du même bonnet fait maison, sur lequel elle a écrit "Sarkozy Ier destitution".

13H45 - 60 balais - A Agen, des manifestantes déposent symboliquement 60 balais devant la préfecture.

13H40 - Le Havre en grève - Les terminaux pétroliers du port du Havre entrent dans le mouvement. "La grève a été votée à 7H00 par 90% du personnel qui sera consulté chaque matin sur la suite à donner au mouvement", indique Patrick Colibert, délégué CGT.

13H37 - "Irresponsable" - François Fillon juge "irresponsable" mardi la "tentation de l'extrême gauche et d'une partie du PS" de "mettre des jeunes de 15 ans dans la rue" contre la réforme des retraites, rapportent des députés UMP.

13H34 - Transports urbains - Les perturbations dans les réseaux de transports urbains en dehors de Paris sont à un niveau sensiblement identique à celui de la dernière journée d'action le 23 septembre, a indiqué l'Union des transports publics.

13H30 - "Sensiblement plus importantes" - Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque juge que les manifestations "sont sensiblement plus importantes que les dernières fois, avec des chiffres en province un peu partout supérieurs".

13H27 - De plus en plus - Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, affirme devant la presse vivre "la plus forte journée qu'on ait faite depuis le début du processus".

13H22 - "Légèrement supérieure" - "Environ 500.000 personnes" ont manifesté dans la matinée, selon le ministère de l'Intérieur, soit une "participation légèrement supérieure" à celle du 2 octobre à mi-journée, "due à la forte présence de lycéens".

13H18 - Reconduction à la RATP - Les assemblées générales des réseaux de bus, métro et RER ont largement reconduit la grève pour mercredi, annonce la CGT.

13H15 - Taux en rafale - Les annonces de taux de grévistes se succèdent, comparables à ceux de la précédente journée du 23 septembre : 19,2% chez les fonctionnaires de l'Etat (contre 19,7%), 20,2% à France Télécom- (contre 23,9% ), 17% à la RATP (contre 16%), 15,1% dans les hôpitaux (contre 12,1%).

13H07 - Débats lycéens - Devant le lycée parisien Jacques-Decour, en contrebas de Montmartre, les lycéens sont divisés: certains vont aller manifester contre la réforme des retraites par peur de "mourir dans la misère" et d'autres la soutiennent "pour ne pas vivre dans un pays en déficit".

13H00 - Hasta la victoria? - "Retraites: en grève jusqu'à la victoire!" lance le Nouveau parti anti-capitaliste (NPA) d'Oliver Besancenot sur des affiches collées près de Montparnasse, point de départ de la manifestation parisienne. De nombreux lycéens de banlieue sont déjà sur place.

12H50 - CARBURANTS - Onze des douze raffineries en métropole sont touchées par des grèves, parfois partielles, mais reconductibles sur la plupart des sites.

12H40 - Bouchons - Les axes routiers du Nord sont ralentis par des bouchons inhabituels (80 km cumulés sur les autoroutes A25, A23 et A1 aux entrées de Lille). Des opérations escargot ont en outre eu lieu dans le Pas-de-Calais et des barrages filtrants ont été installés dans la Somme par des manifestants.

12H30 - Indissociable - "La colère de la jeunesse n'est pas dissociable de celle de l'ensemble de la société", estime le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, sur son blog. "Il y a une grande inconséquence dans l’attitude d’un gouvernement qui conteste, en substance, la légitimité même de leur engagement dans ce mouvement".

12H23 - "La plus forte des journées" - Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, déclare à la presse que ce mardi s'annonce comme "la plus forte des journées", ajoutant qu'on va "vraisemblablement dépasser les trois millions" de manifestants.

12H17 - Délais intenables - L'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard estime que "Nicolas Sarkozy a fixé des délais intenables" pour mener la réforme des retraites, dans une interview à La Tribune."Cela lui revient comme un boomerang, au moment où le dialogue est rompu".

12H13 - Record toulousain - Selon les syndicats, au moins 140.000 personnes, un record depuis le début de la protestation, manifestent à Toulouse,contre 125.000 le 2 octobre.

12H05 - Extravagant mais compréhensible - "Ils se disent +je vais vivre moins bien que mes parents+, donc on peut comprendre que les lycéens se sentent concernés par cette affaire de retraite, même si ça paraît extravagant qu’un jeune de 16 ans se mêle de cette question", estime le leader du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon sur RMC et BFM-TV.

11H53 - Bloqués en mer - 85 navires, dont 56 pétroliers, sont bloqués en mer par les mouvements de grève affectant le port de Marseille, indique la direction.

11H49 - Centrales nucléaires - La CGT-énergie annonce que la production d'électricité des centrales nucléaires a baissé de 8.500 mégawatts, du fait de la grève, pour descendre à 54.000 mégawatt.

11H45 - Aubaine et solidarité - Certains voient une aubaine dans la grève, comme le site de location de véhicules e-loue.fr, qui évoque une hausse de 40% de la demande de vélos. Covoiturage.fr a, lui, lancé un "appel aux conducteurs" pour une opération "Solidarité covoiturage".

11H40 - Trafic fluide - Dans Paris, les places Clichy et de l'Opéra, habituellement très encombrées le matin, sont dégagées, comme les boulevards des maréchaux qui ceinturent la capitale. Rue de Rivoli, d'habitude bondée à toute heure, la circulation est fluide.

11H32 - L'ELYSEE "ATTENTIF" - "On s'attend à une journée suivie. On est attentif", déclare à l'AFP un proche de Nicolas Sarkozy, en estimant toutefois que la mobilisation est "sensiblement inférieure dans l'Education nationale".

11H28 - Cheminots grévistes - La direction de la SNCF recense 40,4% de grévistes, contre 37% le 23 septembre et 42,9% le 7 septembre.

11H20 - Trou dans la carrière - Magalie, 26 ans, salariée dans l'hôtellerie, manifeste à Tarbes: "j'ai choisi d'élever mes deux enfants au foyer, sans prendre de congé parental. Je vais avoir un gros trou dans ma carrière professionnelle. Je vais devoir travailler jusqu'à 70 ans".

11H10 - Plus de métros que prévu - Le trafic sur le réseau de la RATP est meilleur que prévu en milieu de matinée, avec une douzaine de lignes de métro normales ou quasi-normales, plus de RER A que prévu, mais seulement un RER B sur cinq, indique la direction.

11H07 - Fénélon ou Lamartine - Parmi les lycées parisiens bloqués, figurent, selon l'Union nationale lycéenne, Camille-Sée, Claude-Bernard, Condorcet, Dorian, Jacques-Decour, Elisa-Lemonnier, Fénelon, François-Villon, Jules-Ferry, Lamartine, Montaigne, Paul-Bert, Paul-Valéry, Ravel, Victor-Duruy, Voltaire...

11H02 - Total - Toutes les raffineries de Total en France sont touchées par la grève, mais le mouvement n'a pas de conséquence sur les approvisionnements en carburants, selon la direction du groupe. Dans cinq des six raffineries, entre 50 et 80% du personnel posté a cessé le travail.

10H58 - 69 - "Retraite à 67 ans - Pourquoi pas 69 quitte à se faire baiser ?", proclame une banderole lycéenne dans la manifestation qui commence à se former à Toulouse.

10H55 - Enseignants - Le taux d'enseignants grévistes s'élève à 22,13% selon le ministère de l'Education nationale, les syndicats de la FSU annonçant 48% de grévistes dans le primaire et 45% dans le secondaire.

10H50 - Mégaphone lycéen - Kerwan L., élève au lycée Joliot Curie de Nanterre, mégaphone à la main, devant les portes fermées de son établissement explique "vouloir se faire entendre pour montrer qu'on se sent concerné par cette réforme".

10H45 - "Illégitime" - "Le Parlement est tout à fait légitime mais je pense que, vu l'opposition de l'opinion publique à cette réforme, vu le mouvement qui dure maintenant depuis plusieurs mois, quelque part il y aura un côté illégitime de cette réforme", estime le dirigeant de l'Union des syndicats autonomes Alain Olive sur Europe 1.

10H42 - Postiers - Quelque 16,53% de postiers sont en grève à La Poste à 10h00, un chiffre identique à celui du 23 septembre (16,5%) et inférieur au 7 septembre (22,07%), annonce la direction, tandis que le syndicat Sud-PTT fait état de plus de 30% de grévistes.

10H38 - Une heure ou deux - "Il y a des entreprises où il sera décidé d'une grève d'une heure ou deux par jour", précise le leader de la CGT Bernard Thibault dans Le Parisien. "Ce qui importe, c'est que l'action soit reconduite. C'est cela qui nous assurera un succès à terme, beaucoup plus que quelques entreprises qui feraient des grèves très fortes".

10H35 - Transports urbains - Les réseaux de transports urbains de nombreuses villes sont très touchés, avec des perturbations similaires ou un peu supérieures à celles du 23 septembre.

10H28 - Stratégie de la tension - "Les organisations syndicales ont fait preuve d'une très grande responsabilité", mais en face le pouvoir est "en train d'essayer de jouer la stratégie de la tension", juge le président des députés socialistes,Jean-Marc Ayrault , sur RTL.

10H25 - Buvette lyonnaise - Marc Imsissen, 55 ans, militant CGT, tient une buvette syndicale place Bellecour, à Lyon, où flotte déjà une odeur de saucisse grillée: "Les gens, quand ils manifestent, ils perdent une journée de salaire, alors c'est normal de leur offrir à manger à moindre coût, à trois euros le sandwich de deux saucisses".

10h20 - 299 lycées - Les lycées touchés par le mouvement contre la réforme des retraites sont 299 (dont 90 bloqués et 209 perturbés) à 9h30, soit 6,9% des 4.302 lycées du pays, annonce le ministère de l'Education nationale.

10H12 - Bulletins secrets - Des assemblées générales de cheminots pourraient voter sur la reconduction du mouvement à bulletins secrets."Dans des endroits, les salariés souhaitent voter à bulletins secrets, dans d'autres à main levée, ça ne pose aucun problème", dit le secrétaire général de la CGT-cheminots, Didier Le Reste, à France Info.

10H10 - Lycées parisiens - Au moins une cinquantaine de lycées sont bloqués en Ile-de-France, dont une trentaine à Paris sur les 102 de la capitale, indique l'Union nationale lycéenne (UNL).

10H05 - Raffineries - Les quatre raffineries de l'étang de Berre, qui assurent 32% du raffinage français, ont entamé une grève reconductible. L'activité de ces usines est déjà fortement réduite en raison du blocage, depuis le 27 septembre, des terminaux de Fos-sur-Mer et Lavera (Bouches-du-Rhône) par la CGT.

9H55 - Circulation perturbée - "En raison de divers mouvements sociaux, la circulation est d'ores et déjà très perturbée" en Ile-de-France, annonce le Centre national d'information routière (Cnir). Le trafic est très dense sur le périphérique, ainsi que sur l'A6 et l'A86. Des difficultés sont aussi relevées dans les agglomérations bordelaise et marseillaise.

9H37 - Radicalisation - "Une partie des salariés a le sentiment que le gouvernement attend un durcissement du mouvement pour changer", constate le leader de la CFDT François Chérèque sur France 2. "Le gouvernement aujourd'hui provoque cette radicalisation".

9H30 - Vols annulés - A l'aéroport de Roissy, 30% des vols sont annulés et à Orly 50%, conformément aux prévisions. L'ambiance à Roissy est plutôt calme, les compagnies aériennes ayant prévenu leur clientèle en amont. Les vols annulés sont surtout es vols courts et moyens courrier.

9H27 - Entendre la colère - François Hollande estime que Nicolas Sarkozy devrait "entendre la colère" des opposants à la réforme des retraites, soulignant toutefois que le rôle des socialistes "n'est pas d'organiser des mouvements de rue".

9H25 - Donges - Le processus d'arrêt de production de la raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique), la deuxième de France, a été lancé, annonce la CFDT. La grève avec arrêt de la production de carburant, reconductible par assemblée générale à compter de mardi matin, a été votée par les salariés le 9 octobre.

9H20 - Comme le 23 - A Lille, l'impact de la grève dans les transports en commun est le même que le 23 septembre. Les deux lignes du métro (automatique) fonctionnent normalement. Le tramway circule au ralenti. 70% des bus circulent avec de fortes disparités selon les lignes.

9H18 - Dépots bloqués - A Toulouse, le trafic des bus est quasi nul, en raison d'un blocage des deux dépôts de bus par des grévistes. La régie des transports avait prévu un service de 60% comme le 23 septembre, mais cette fois des groupes de grévistes (surtout CGT selon la direction) ont empêché les bus de sortir des dépôts.

9H14 - Pas de scénario - "Aucune organisation syndicale n'a appelé à la grève générale, parce que cela ne se décrète pas, on n'est pas dans un scénario", déclare le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, sur Europe 1. "Les préavis reconductibles, cela veut dire que tous les jours, dans les différents endroits, les salariés, avec leurs syndicats, dans l'unité d'action, vont poser la question: est ce qu'on reconduit ou pas ?"; "Cela ne me choque pas du tout que ce soit un vote à bulletin secret", ajoute-t-il.

9H08 - Nucléaire - Les accès au chantier de construction du réacteur nucléaire EPR à Flamanville et plusieurs noeuds routiers de la Manche sont bloqués par des manifestants.

8h54 - Lycéens - Le lycée Condorcet à Paris était bloqué à l'heure du début des cours. Plusieurs balises de chantiers avaient été empilées devant l'entrée, en interdisant l'accès à une trentaine d'élèves et de professeurs rassemblés devant cet établissement public réputé du IXème arrondissement.

8h48 - Transports - Les premières perturbations affectent le trafic des TGV, Transiliens, TER et Corail, mais aussi les RER A et B, "conformément aux prévisions". A Paris, 2 trains sur 3 circulent sur le RER A et 1 sur 5 sur le B et 3 sur 4 pour le métro. Le trafic bus est normal.

En direct. Nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Les syndicats misent sur une démonstration de force qui pourrait se prolonger par des grèves reconductibles, alors que le Sénat examine le texte, dont il a déjà adopté les articles repoussant les départs à 62 et 67 ans.