
AFP
Ces militants venus de toute la France - 5.000 selon les organisateurs, 2.100 selon la police - ont manifesté de la gare Montparnasse (XIVe arrondissement) au quartier Sèvres-Babylone (VIe arr.) derrière une banderole sur laquelle était inscrit: "Ceux qui vont mourir plus tôt doivent partir en retraite plus tôt".
Sur leurs pancartes, on pouvait lire "La pré-retraite, c'est pas un privilège, c'est un droit" ou "taux 0%, usés 100%", en référence au projet gouvernemental qui prévoit que seuls les salariés justifiant d'un taux d'incapacité permanente supérieur à 10% pourront continuer à partir en retraite à 60 ans, sous certaines conditions. Ce taux, initialement fixé à 20%, avait été revu à la baisse après la journée interprofessionnelle du 7 septembre.
"Il n'y a pas de prise en compte de la pénibilité mais seulement des victimes du travail. Le problème est que des facteurs comme le travail de nuit ou l'exposition à des produits cancérogènes ne laissent pas forcément de traces physiques et pourtant ils réduisent l'espérance de vie", a expliqué François Desriaux, porte-parole de l'association Andeva.
"Le gouvernement fait semblant de ne pas comprendre ce qu'est la pénibilité", a renchéri Arnaud de Broca, secrétaire général de la Fnath, qui réclame "des retraites anticipées" pour ceux "cassés dès 52 ou 53 ans et qui ne peuvent travailler jusqu'à 60 ans".
Pour les salariés qui ont été exposés à l'amiante, il existe une allocation de cessation anticipée d’activité (Acaata) qui permet une préretraite dans certains secteurs comme la réparation navale. "Le dispositif devrait continuer d'exister mais le fossé va se creuser avec les autres victimes du travail qui ne seront pas prises en charge", selon M. Desriaux.
"Mon mari est décédé à 60 ans, six mois après sa retraite, d'un cancer de l'amiante. Il faut une justice: beaucoup de gens meurent aux alentours de l'âge de la retraite et ne peuvent en profiter", a témoigné à l'AFP Jeannine Besnier, d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).
De nombreux slogans de manifestants faisaient aussi référence à la demande d'un procès pénal: "Amiante, 10 morts par jour, ni responsable, ni coupable?", "Non à la suppression du juge d'instruction". Les premières plaintes de travailleurs exposés à l'amiante datent de 1996, mais l'enquête se heurte à la complexité du dossier et à un manque de moyens et de volonté politique d'établir les responsabilités, selon l'Andeva.























































































Commentaires
Les parlementaires se resigne a reformer leur retraite.
Alors qu'ils viennent de voter la reforme du systeme general, nos deputes se hatent lentement de modifierleur propre regime, tres favorable, finance a 88% par les contribuables.
Les cotisationsdes deputesne couvrent que 12% du financement de leurregime.
BRNARD ACCOYER apromis de mettre fin aux mesures derogatoires, comme la double cotisation qui fait qu'une années cotisée en vaut deux?
Seulement voila, il faut que les deputes votent leur propre reforme?
Aucun depute a ce jour ,qu'il soit de gauche ou de droite n'a evoque ce sujet.
La soupe est bonne,pendant qu'ils nous amusent ils s'en mettent plein les poches sur notre dos .
A bon entendeur ,bonsoir.
Nos fonctionnaires qui disent exercer un metier penible ferait bien de faire des periodes de travail chez les pecheurs , routiers, dans les acieries et fonderies, sans oublier bien sur le prive.
Comme exemple, un de mes collegues c'est fait embaucher par EDF, mais au bout d'un mois il est revenu nous rejoindre car dit il: etre a 5 personnes pour en voir un seul travailler, je prefere revenir dans le prive.
Sans commentaire .
C'est la première fois que je vois quelqu'un avec un marteau piqueur .D'habitude c'est des fonctionnaires fainéants et fatigués.
Alors là oui , je suis d'accord qu'une fois les lois votées ,il faudra voir ce que l'on peut faire pour ce genre de travailleurs mais pas pour les conducteurs de TGV ou autres métiers de ce genre qui ne sont pas pénibles du tout .