
AFP
Le système "des amendes était obsolète, opaque, avec un mode de paiement dépassé, il fallait le moderniser", a expliqué M. Debacq devant la presse au groupement de gendarmerie de Melun.
"Le PV électronique est beaucoup plus équitable" et permet un "gain de temps dans le traitement des infractions dans les bureaux", qui avant "prenait un temps fou", a-t-il ajouté.
Il "fallait avant 10 minutes de traitement par infraction", maintenant il faudra "deux à trois minutes pour télétransmettre les données", a rappelé M. Debacq.
Contrôlé à 109 Km/heure au lieu de 80 km/heure, Laurent, 51 ans, s'est fait arrêter pour la première fois en excès de vitesse, devant la presse invitée à se déplacer au niveau d'un contrôle sur la RD 637. "Je voulais payer de suite mais je n'ai pas de chèquier, ni d'argent liquide, j'espère que je recevrai l'avis d'information dont ils m'ont parlé rapidement car je pars en déplacement", a-t-il commenté.
Après signalement au contrevenant de l'infraction, ce dernier "reçoit rapidement un avis d'information à domicile, plus complet que l'ancien +papillon+ qui avait peu de visibilité", a précisé M. Debacq.
Les agents verbalisateurs vont utiliser un système "d'assistant personnel qui ressemble à ceux utilisés par la SNCF", mais "il y aura d'autres outils comme le stylo numérique, le scanner à souche ou encore la tablette PC qui seront expérimentés", a-t-il poursuivi.
Les données de l'infraction seront ensuite télétransmises au Centre national de traitement automatisé des infractions routières (CNT) à Rennes.
L'expérimentation du PV électronique sera étendue à 31 sites à Paris, en région parisienne et dans le Nord avant le 18 décembre. Un "point" sera fait au printemps afin de voir "ce qui fonctionne et ce que l'on peut améliorer", selon M. Debacq.































