De Daphnée Denis 7/05/2012 15:07
Sans surprise, les Français d’Amérique ont entériné Nicolas Sarkozy le 6 mai. Selon un sondage effectué sur 80% des bureaux de vote, le président sortant a reçu 59,81% des voix, comme le rapporte le site French Morning.  

La réaction de l’Amérique, au lendemain de l’élection de François Hollande, est mitigée. Le New York Times et le Wall Street Journal dédient leur Une à la fin de “Merkozy,” la fin du consensus sur une politique d’austérité, d’un ton plutôt inquiet. Pourtant, un éditorial du célèbre prix Nobel d’économie Paul Krugman adopte un point de vue différent. “Les Français se révoltent. Les Grecs se révoltent,” explique-t-il ce lundi sur son blog sur le site du Nex York Times. “Et il était temps.”

Krugman tourne en dérision les critiques faites à François Hollande par The Economist.  Hollande “croit réellement en une société plus juste” écrit-il citant l’hebdomadaire avant de conclure en français dans le texte: “Quelle horreur!” Pour l’éditorialiste, la victoire de François Hollande offre une alternative à la politique d’austérité. Selon lui, cela pourrait revigorer l’euro, contrairement à ce qu’estiment la plupart de ses pairs.

 

... New York à droite

De Daphnée Denis 23/04/2012 14:36
Brooklyn est le seul arrondissement de New York à avoir placé  François Hollande en tête des votes samedi 21 avril, alors que les Français de la ville votaient un jour à l’avance pour le premier tour de la présidentielle. Le candidat socialiste a reçu 37% des voix dépassant les 32% de Nicolas Sarkozy dans le fameux “borough of Kings” New Yorkais. 

Dans la circonscription consulaire de New York, en revanche, le président sortant a reçu une majorité écrasante de voix avec 49% des suffrages contre 21,5% pour Hollande.

Brooklyn, fief des “hipsters” de la Grande Pomme, s’est traditionnellement inscrit à gauche, gouverné depuis plus de dix ans par un maire démocrate Marty Markowitz. Bien que la ville de New York soit également réputée démocrate, elle a été gouvernée aussi longtemps par le républicain indépendant Michael Bloomberg. Les expatriés de Brooklyn, concentrés dans les quartiers de Williamsburg et de Park Slope, marquent également leur différence. 

Crédit photo: Daphnée Denis


 

Pour l’Amérique, l’élection à venir a tout d’une mauvaise sitcom, ou presque.

De Daphnée Denis 19/04/2012 13:54
Crédit photo: capture d'écran d'un épisode de Gossip Girl à Paris
«Tout commence avec Ségolène qui dépasse François, puis Nicolas qui bat Ségolène avant de casser avec Cécilia et de se marier avec Carla.
 
Pendant ce temps, Ségolène se sépare de François et François chope Valérie. Après les problèmes de Dominique, François humilie Ségolène mais ils se réconcilient pour battre Nicolas"

 

Voilà le début d’un article paru dans le Global Post cette semaine. Le titre est évocateur : «L’élection française, cette série B.» Difficile, de ce côté de l’Atlantique, de comprendre les relations entre candidats, l’adultère a première vue généralisé, et la débauche – apparente - de la classe politique française. Ce sont pourtant ces aspects de la course au mandat présidentiel qui semblent fasciner les Américains.

 

Bien sûr, le New York Times rapporte la tension des marchés financiers européens qui se préparent à la possible victoire socialiste. Le Wall Street Journal explique que l’avantage estimé de Hollande, selon un sondage CSA de lundi dernier, serait dû au fait que les Français ne sont pas convaincus par Sarkozy comme le meilleur candidat pour gérer la crise de l’euro.

 

Mais ces analyses, aussi sérieuses soient-elles, ne sont pas ce que les Américains retiennent de la politique hexagonale. Les conversations que j’entretiens quotidiennement au sujet de la présidentielle finissent invariablement par des références à Carla Bruni, à l’arrestation de DSK, et –au mieux – la promesse socialiste de taxer les riches à 75%. La politique française souffre, aux Etats-Unis, de l’image libertine et glamour (souvent cliché) attachée à notre pays. Dans l’imaginaire américain, un dimanche aux urnes en France est probablement accompagné de vin et de fromage pour encourager un choix difficile. La réalité du choix auquel nous serons confrontés dimanche est loin de ces divagations, mais peu importe.

 

Il paraît qu’Anne Sinclair, la femme de DSK, commentera les résultats du vote sur BFM TV, conclut l’article du Global Post. Un vrai comeback sur le petit écran. Prochain épisode le 22 avril.  

 

"Le plus grand problème des Français serait la viande halal,” ironise le magazine. "Qui l’eût cru?”

De Daphnée Denis 9/03/2012 16:45
Le magazine Time taxe Nicolas Sarkozy de xénophobie et d'hypocrisie dans un article publié le 8 mars.

“La croissance économique française ralentit, le chômage augmente, la Grèce risque encore d’être en défaut, et la crise de l’euro - bien que calmée pour l’instant- est loin d’être terminée,” souligne le correspondant français de l’hebdomadaire.... avant de conclure: “Malgré toutes ces brûlantes questions posées aux Français à l’approche des élections, le président-candidat français a déclaré cette semaine que “le plus grand problème des Français est la viande halal.” Qui l’eût cru?”

Bruce Crumley revient ensuite sur l’interview du chef de l’Etat sur France 2, l’interview où il a affirmé qu’il “y a trop d’étrangers sur le territoire français.” Encore une fois, le journaliste ironise: “il s’agirait du vrai problème de la France,” écrit-il. “Le père de Sarkozy, un immigrant hongrois, aura été prévenu.”

Time explique aux Américains que le candidat à la réélection “imite la leader du Front National, Marine Le Pen,” probablement dans une tentative “désespérée” de recruter de nouveaux alliés pour sa campagne. Cette tactique a marché en 2007, continue Crumley, mais en 2012 cela risque d’être plus compliqué.

A noter: ce n’est pas la première fois que le chef du bureau parisien de Time s’en prend personnellement au président français. Le 29 février dernier, il publiait une analyse de la loi sur le génocide arménien intitulée: “Comment l’irrationalité de Sarkozy au sujet d’une proposition de loi soulève un problème plus grave: Sarkozy lui-même.”

Crédit photo: European People's Party/Wikimedia Commons
 

De l'indécision en politique

De Daphnée Denis 5/03/2012 16:43

François Hollande a récemment été décrit dans un éditorial du New York Times écrit par le politologue français Dominique Moïsi comme “Mister Not Enough”, “Monsieur Pas Assez”. Et voici que dans une nouvelle chronique publiée ce matin, Roger Cohen, correspondant du quotidien à Londres, le décrit comme “Monsieur 75 percent,” sous-entendu “Monsieur beaucoup trop”, expliquant qu’il “avait raison en Janvier et tort aujourd’hui”.  

Cohen fait référence à une déclaration du candidat socialiste fin Janvier où il avait affirmé qu’un impôt punitif sur une petite fraction des imposés ne produirait pas beaucoup de revenu. L’évolution presque schizophrène du discours de Hollande, tantôt rassurant la City de Londres,  tantôt expliquant à King’s College que la finance doit être régulée, semble confondre la presse anglo-saxonne.

Reste que de telles hésitations ne sont pas absentes de la course à la présidentielle américaine. Mais aux Etats-Unis, on gamberge davantage sur les sujets de société que sur l’économie. Le droit d’avortement, en particulier, semble à lui seul provoquer des états d’âme changeants chez les candidats républicains. Ainsi, comme l’illustre une longue chronologie du site Slate.com, Mitt Romney a passé 40 ans à se demander s’il était “pro-life” ou “pro-choice” (le favori à l’investiture républicaine affirme aujourd’hui qu’il a toujours été opposé à l’avortement).

De même, un long article publié ce weekend dans le New York Times revient sur l’évolution “pro-choice”/”pro-life” de la femme de Rick Santorum. Karen Garver, la future Mrs Santorum, a en effet entretenu une longue relation avec le docteur Tom Allen, premier médecin à ouvrir une clinique d’avortement à Pittsburgh, la ville où elle faisait ses études.

Crédit photo: Mathieu Rigler/Wikimedia Commons
 

Analyse de texte entre réseaux sociaux

De Daphnée Denis 14/02/2012 16:30

Nicolas Sarkozy s’est crée une timeline Facebook où il revient sur les grands évènements de sa présidence. En cela, le chef d’Etat français est à la pointe de l’innovation sur le réseau social bleu et blanc. Alors que la plupart des politiques se contentent de demander à leurs électeurs de “liker” leur page comme des fans, Sarkozy les autorise à s’abonner à ses mises à jour comme s’il était leur ami Facebook.

Reste que la timeline  en question demeure impersonnelle, loin d’exploiter la proximité que permet le réseau de Mark Zuckerberg. C’est le cas de beaucoup de pages de politiques, à la fois en France (Francois Hollande, Dominique de Villepin) et aux Etats-Unis (Mitt Romney, Ron Paul ). Une exception, pourtant: le président américain se démarque par son aisance sur Internet.  Bien que dépourvu de timeline, Barack Obama a développé un style plus informel sur sa page suivie par plus de 25 millions d’utilisateurs Facebook.

Hier, à un jour de la Saint Valentin, deux messages des présidents américain et français se sont succédés sur mon “Newsfeed”, la page sur laquelle apparaissent les mises à jour de mes amis et des personnes auxquelles je suis abonnée. D’un côté, des photos de Nicolas Sarkozy, officiel, rendant visite aux Forces de Gendarmerie du Fort d’Issy. De l’autre, la page de Barack Obama m’invitait à profiter du discount de la Saint Valentin pour acheter des gadgets de campagne Barack Obama 2012.

Bien que je n’aie jamais eu l’intention d’acheter des tasses à café siglées “Obama-Biden” je n’ai pu m’empêcher de remarquer l’intelligence de l’équipe de communication du président démocrate. En faisant allusion à la Saint Valentin, comme beaucoup d’autres personnes auxquelles je suis abonnée, Obama semble plus abordable, plus proche des préoccupations Facebook du commun des utilisateurs.



Ces deux mises à jour se sont succédées sur ma page Facebook

Ce qui est admirable sur la nouvelle timeline de Sarkozy, c’est la possibilité de retracer sa carrière politique, du moins en partie, grâce à une vidéo de son premier passage télévisé ou une interview après la libération des otages à Neuilly.

Seulement, toutes ces images restent des témoignages officiels, de campagne. Obama, lui, camoufle davantage le côté communication de son Facebook en partageant des anecdotes sa vie de famille ou des coulisses de la Maison Blanche. La veille du Super Bowl, le plus grand évènement de football américain de l’année, apparaît ainsi une photo du président américain assis à son bureau, un ballon de basket-ball sous le pied. Légende: “La campagne est concentrée sur un certain face à face en Novembre, mais les fans de football s’intéressent plus au grand match de dimanche. Et vous, vous êtes pour quelle équipe?”

Capture d'écran de la page Facebook d'Obama

Le Facebook de Sarkozy pâtit de la comparaison. Voici le message posté après la victoire du XV de France en demi-finale contre le Pays de Galles:

“C'est avec une immense joie et une grande fierté que j’ai appris la victoire du XV de France contre le Pays de Galles. Ce match gagné, qui qualifie la France en finale, démontre que le XV de France se place parmi les toutes premières nations du rugby mondial. Pour la finale, j’adresse aux Bleus mes meilleurs et mes plus vifs encouragements. La France tout entière, tous les Français, et l'ensemble du monde sportif, soutiendront les joueurs dans chacune des minutes de ce match pour leur donner le souffle et la conviction nécessaires pour l'emporter.
(DR)”

Capture d'écran de la timeline de Nicolas Sarkozy


De même, alors qu’Obama partage sa recette du chili con carne, Sarkozy ne partage pas grand chose de sa vie privée. Au maximum, la timeline est enrichie d’une mise à jour en franglais sur la naissance de Giulia.


Capture d'écran de la page Facebook de Barack Obama

Peut-être le Président de la République est-il devenu timide après les critiques dont il avait fait l’objet en 2007. Après tout, les premières images de sa vie personnelle, partagées avec les électeurs français, lui avaient valu le surnom de “Président Bling Bling”. Sur son actuelle timeline Facebook, Sarkozy ne marque pas la date de son mariage avec Carla Bruni, le 2 février 2008. S’il avait fait partie du réseau social à l’époque, aurait-il partagé les photos de son échappée à Disneyland avec l’élue de son coeur?

Capture d’écran de la timeline de Nicolas Sarkozy: aucune trace de son mariage avec Carla Bruni le 2 février 2008.  

A qui peut-on comparer Mitt Romney en France, pas seulement en ce qui concerne ses convictions politiques, mais également son caractère et son image?

De Daphnée Denis 10/02/2012 15:20
Jacob Weisberg, le rédacteur-en-chef de Slate.com, s’est prêté à un exercice étrange: comparer le favori à la candidature républicaine à d’autres hommes politiques américains. Résultat, il s’apparente par son (manque de) charisme à deux anciens candidats démocrates, Al Gore et John Kerry. Weisberg remarque que les Républicains qui votent pour Romney le font sans conviction: “Ces demi-supporters montrent rarement de l’enthousiasme pour l’homme lui-même”, explique Weisberg. “En général, ils admettent que la personnalité de Romney est plutôt vide, insipide, et que ses positions et ses croyances peuvent varier de manière absurde.” Selon l’article, Gore et Kerry souffraient du même syndrome anti-charismatique.

Si l’on appliquait cette logique aux candidats français, lequel se rapprocherait-il le plus de Romney?

Politique mise à part, il pourrait y avoir quelques points communs entre le candidat mormon des Etats-Unis et le candidat normal de la France. Avant son élection à la tête du PS, François Hollande souffrait, comme Romney, d’un soutien très partagé au sein de son parti. Martine Aubry l’avait, par exemple, qualifié de “gauche molle” tout comme les rivaux de Romney (Newt Gingrich en tête) affirment qu’il n’est pas suffisamment radical dans son programme républicain.

Pourtant, les raisons invoquées pour expliquer le manque de charme de l’ancien gouverneur du Massachussetts sont plutôt opposées aux critiques dont Hollande fait l’objet. Si ce dernier semble à certains trop “normal” pour mener la France, ce qui gêne les électeurs républicains est le parcours très privilégié de Romney.

Dans son analyse, Weisberg soutient que  Romney (comme Kerry et Gore) “a un physique sculptural, est beau, et vient d’un milieu privilégié”. En fait, il n’est pas assez normal pour convaincre l’Amérique. Aucune anecdote ne réussit à “l’humaniser” (surtout depuis qu’il a affirmé qu’il ne se souciait pas tant des “très pauvres” que de la classe moyenne américaine).

En cela, le Romney de la France n’est donc pas Hollande, mais bien Dominique de Villepin. Comme le candidat républicain, Villepin a un physique avantageux, et comme lui, il vient d’un milieu trop aisé pour paraître facilement abordable. Tous deux ont du mal à paraître ordinaires. A noter cependant, une importante différence capillaire: Romney se décoiffe avant ses apparitions télévisées pour se donner un air moins lisse, comme le souligne Weisberg. Villepin, en revanche, est encore loin de chercher à se débarrasser de sa célèbre mèche. 

L’équipe de communication d’Obama devrait donner quelques conseils aux politiques français

De Daphnée Denis 27/01/2012 16:46
Capture d'écran du clip de campagne de François Hollande, avec l'acteur Gérard Darmon

Les candidats français ont des progrès à faire en crédibilité Youtube et comptes vidéo affiliés. Le clip de campagne diffusé par le compte Dailymotion de François Hollande au début de la semaine en est la preuve. On y voit une bonne partie du PS exécuter  un geste mystérieux en répétant le slogan “le changement c’est maintenant.” Avec plus de 405.000 vues à ce jour, la vidéo est un succès sur internet ... Mais pas forcément pour les raisons voulues par les socialistes. Le comique de répétition aidant, la vidéo a immédiatement été ridiculisée sur la toile. Ce bel internet “fail” n’est pas sans rappeler le célèbre lipdub de l’UMP qui avait, lui aussi, beaucoup diverti les internautes en son temps.

Qu’est-ce qui se passe dans la tête des équipes de comunication au moment de diffuser ces images? Probablement un simple désir de créer une vidéo virale, le fleuron de la communication internet actuelle. Seulement voilà: il s’agit d’un art difficile à maîtriser. Un art dominé, en ce moment, par Barack Obama.

La chaîne Youtube du président des Etats-Unis, “The Obama Diary”, est un exemple en matière de communication réussie. Par exemple, la récente vidéo d’Obama entrain de fredonner “Let’s Stay Together” de Al Green lors d’un discours à New York a fait le tour du Web. Quelques secondes de musique et un sourire du chanteur improvisé ont suffi à séduire la toile. Bien entendu, Obama n’a pas composé le morceau pour l’occasion (contrairement à la chanson “changer le monde” de l’UMP) et ne fait pas de gestes étranges pour accompagner sa performance (contrairement au clip “le changement, c’est maintenant” du PS).

Capture d'écran de la chaîne Youtube "The Obama Diary"

Ce qui fait le succès de cette vidéo éclair est le naturel du président américain. Cela avait également été le cas cet été, quand The Obama Diary avait mis en ligne les images d’Obama qui calmait un bébé en larmes  (plus d’un million de vues). La Première Dame n’est pas en manque: la vidéo où elle danse sur “Move Your Body” de Beyoncé afin de promouvoir son oeuvre de charité contre l’obésité reste un exemple classique du charme Obama capturé en vidéo. La force du couple est peut-être d’apparaître “normal” sur ces images, ce qui devrait être une bonne nouvelle pour François Hollande.

Mais que les politiques français se rassurent: ils ne sont pas seuls dans la quête de crédibilité sur internet. D’autres candidats américains sont loin de disposer du même “crédit” vidéo qu’Obama: le clip de campagne de l’ancien candidat républicain Rick Perry a été détourné pour devenir un mème, une image reprise et ridiculisée de manière récurrente sur le Web.
Capture d'écran du blog "Rick Perry's unpopular opinions"

Pire, Mitt Romney parle français, un crime de lèse-“Grand Old Party”, comme le signale entre autres la chaîne Youtube de Newt Gingrich
 
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