Si Mitt Romney était un candidat français....
A qui peut-on comparer Mitt Romney en France, pas seulement en ce qui concerne ses convictions politiques, mais également son caractère et son image?
De Daphnée Denis 10/02/2012 14:20
Jacob Weisberg, le rédacteur-en-chef de Slate.com, s’est prêté à un exercice étrange: comparer le favori à la candidature républicaine à d’autres hommes politiques américains. Résultat, il s’apparente par son (manque de) charisme à deux anciens candidats démocrates, Al Gore et John Kerry. Weisberg remarque que les Républicains qui votent pour Romney le font sans conviction: “Ces demi-supporters montrent rarement de l’enthousiasme pour l’homme lui-même”, explique Weisberg. “En général, ils admettent que la personnalité de Romney est plutôt vide, insipide, et que ses positions et ses croyances peuvent varier de manière absurde.” Selon l’article, Gore et Kerry souffraient du même syndrome anti-charismatique.
Si l’on appliquait cette logique aux candidats français, lequel se rapprocherait-il le plus de Romney?
Politique mise à part, il pourrait y avoir quelques points communs entre le candidat mormon des Etats-Unis et le candidat normal de la France. Avant son élection à la tête du PS, François Hollande souffrait, comme Romney, d’un soutien très partagé au sein de son parti. Martine Aubry l’avait, par exemple, qualifié de “gauche molle” tout comme les rivaux de Romney (Newt Gingrich en tête) affirment qu’il n’est pas suffisamment radical dans son programme républicain.
Pourtant, les raisons invoquées pour expliquer le manque de charme de l’ancien gouverneur du Massachussetts sont plutôt opposées aux critiques dont Hollande fait l’objet. Si ce dernier semble à certains trop “normal” pour mener la France, ce qui gêne les électeurs républicains est le parcours très privilégié de Romney.
Dans son analyse, Weisberg soutient que Romney (comme Kerry et Gore) “a un physique sculptural, est beau, et vient d’un milieu privilégié”. En fait, il n’est pas assez normal pour convaincre l’Amérique. Aucune anecdote ne réussit à “l’humaniser” (surtout depuis qu’il a affirmé qu’il ne se souciait pas tant des “très pauvres” que de la classe moyenne américaine).
En cela, le Romney de la France n’est donc pas Hollande, mais bien Dominique de Villepin. Comme le candidat républicain, Villepin a un physique avantageux, et comme lui, il vient d’un milieu trop aisé pour paraître facilement abordable. Tous deux ont du mal à paraître ordinaires. A noter cependant, une importante différence capillaire: Romney se décoiffe avant ses apparitions télévisées pour se donner un air moins lisse, comme le souligne Weisberg. Villepin, en revanche, est encore loin de chercher à se débarrasser de sa célèbre mèche.
Si l’on appliquait cette logique aux candidats français, lequel se rapprocherait-il le plus de Romney?
Politique mise à part, il pourrait y avoir quelques points communs entre le candidat mormon des Etats-Unis et le candidat normal de la France. Avant son élection à la tête du PS, François Hollande souffrait, comme Romney, d’un soutien très partagé au sein de son parti. Martine Aubry l’avait, par exemple, qualifié de “gauche molle” tout comme les rivaux de Romney (Newt Gingrich en tête) affirment qu’il n’est pas suffisamment radical dans son programme républicain.
Pourtant, les raisons invoquées pour expliquer le manque de charme de l’ancien gouverneur du Massachussetts sont plutôt opposées aux critiques dont Hollande fait l’objet. Si ce dernier semble à certains trop “normal” pour mener la France, ce qui gêne les électeurs républicains est le parcours très privilégié de Romney.
Dans son analyse, Weisberg soutient que Romney (comme Kerry et Gore) “a un physique sculptural, est beau, et vient d’un milieu privilégié”. En fait, il n’est pas assez normal pour convaincre l’Amérique. Aucune anecdote ne réussit à “l’humaniser” (surtout depuis qu’il a affirmé qu’il ne se souciait pas tant des “très pauvres” que de la classe moyenne américaine).
En cela, le Romney de la France n’est donc pas Hollande, mais bien Dominique de Villepin. Comme le candidat républicain, Villepin a un physique avantageux, et comme lui, il vient d’un milieu trop aisé pour paraître facilement abordable. Tous deux ont du mal à paraître ordinaires. A noter cependant, une importante différence capillaire: Romney se décoiffe avant ses apparitions télévisées pour se donner un air moins lisse, comme le souligne Weisberg. Villepin, en revanche, est encore loin de chercher à se débarrasser de sa célèbre mèche.
1Commentaire
23/03/2012 12:40
US election is also a world election, even here in the Philippine. Filipinos are fun of observing US Elections and each one of them must ave their own bet. I personally an Obama fan but I should have to change my perception this coming election. I'll go for Romney. We'll in good if France will back up Romney for we know there were so many French in the US. Anyway goodluck!
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