Expliquez-nous : les notes à l'école
C'est un des serpents de mer des débats qui touchent à l'Education nationale, en France : les notes !
Souvent plébiscité par l'opinion publique, dénoncé par les syndicats de parents d'élèves et moyennement soutenu par les professeurs, le système de notation en France n'a pas fini de faire débat. Même l'Europe a une opinion sur la question...
Ce thème est l'objet de notre éclairage du jour. Posez vos questions sur les notes à l'école. Les journalistes de la rédaction y répondront ce soir, en direct, dans le 19.45.
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Remettre en cause les notes c'est remettre en cause le système de compétition, autrement dit repenser l'école totalement....
Certains enfants( et parents) ne fonctionnent qu'avec les notes , certains élèves de primaire demandent systématiquement si le travail est noté avant de se lancer dans la tâche , histoire de savoir si ils doivent donner le meilleur d'eux - mêmes ou non....
Et le maître mot de l'éducation nationale est " évaluation"!
Donc il ne suffit pas de décréter qu'on va se passer de notes pour faire changer le système qui pourtant a bien besoin d'être repensé.
Le professeur proposa alors à ses élèves de transformer le cours en expérience sur le socialisme : plutôt que d’attribuer une note individuelle à chacun des étudiants, ils recevraient tous la même note, moyenne de l’ensemble des travaux rendus, de telle manière que personne ne devrait être recalé et que personne non plus ne recevrait de A (20/20).
Lors du premier examen les notes furent, comme prévu, ramenées à la moyenne de l’ensemble et tous les étudiants reçurent un B. Ceux qui avaient beaucoup travaillé furent déçus, ceux qui avaient peu étudié, ravis.
Mais à l’heure du deuxième examen, les étudiants qui avaient peu révisé travaillèrent encore moins. Ceux qui s’étaient beaucoup investis la première fois s’investirent moins, puisqu’ils savaient désormais qu’ils n’auraient pas de A. La moyenne pour le deuxième examen fut alors D.
Personne n’était satisfait.
Au troisième examen, toute la classe reçut un F : tous recalés.
Les notes ne se sont pas améliorées par la suite. Les étudiants ont commencé à se disputer, se blâmant les uns les autres des mauvaises notes. Le ressentiment et les insultes les gagnèrent. Plus personne n’était prêt à étudier pour qu’un autre moins volontaire bénéficie de son travail.
A la stupéfaction de la classe entière, ils furent tous recalés au terme du cours.
Le professeur leur demanda alors si ils comprenaient la raison de l’échec du socialisme.
C’est simple; l’être humain est disposé à se sacrifier en travaillant dur quand la récompense est attractive et justifie son effort; mais quand le gouvernement enlève cette motivation, personne n’est plus prêt à faire le sacrifice nécessaire pour atteindre l’excellence.
Au bout du compte, l’échec est général.
Chaque jour, les journalistes de la rédaction de M6 répondent à vos questions, en direct, sur le plateau du 19.45.
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