
Les soldats s'entraînent avec un jeu vidéo
Ici ni console, ni joystick... ce n'est pas un banal jeu de guerre. Quantum 3D, une entreprise de San Jose, aux Etats-Unis, nous présente son simulateur 3D : ExpeditionDI.
De Franck Edard 15/06/2012 21:39
S'entraîner dans des conditions réelles est parfois coûteux ! Le salon de l'armement Eurosatory dispose depuis 2008 d'un pôle simulation, où sont présentées des solutions technologiques innovantes et aux tarifs "attractifs" pour entraîner des soldats dans des situations proches de la réalité.
C'est le cas par exemple de l'entreprise Quantum 3D venue présenter l'une de ses dernières nouveautés : "ExpeditioDi". Pratish Shah, directeur marketing :
"Ce système est très réaliste ! D'autant que les soldats communiquent entre eux ! C'est d'ailleurs l'intérêt de "ExpeditioDi" : que les soldats apprennent à travailler ensemble sur des missions. Différents décors peuvent être recréés : des champs, des rues, l'intérieur ou l'extérieur d'immeubles... et les soldats doivent réagir face aux ennemis. Très vite, même s'il s'agit d'un entraînement, ils se prennent au jeu... et prennent la simulation très au sérieux"
Ce simulateur n'a rien à voir avec les jeux de guerre disponibles dans le commerce. Il offre beaucoup plus d'options et de précision. Le soldat, pour son entraînement, doit s'équiper d'un casque, avec de petits écrans, d'écouteurs et de capteurs, ce qui lui permet d'interagir avec l'environnement virtuel dans lequel il est plongé. Position, mouvements du corps, de la tête et de l'arme sont ainsi restitués dans la réalité virtuelle.
Sur le stand, 3 soldats du 21e Régiment d'infanterie de marine de Fréjus assurent la démonstration. Le sergent François donne ses ordres à ses camarades. Il leur demande de progresser dans le village virtuel, de se poster et éventuellement d'ouvrir le feu sur les ennemis.
Le terrain et plus particulièrement les opérations extérieures, le sergent François connaît bien. Lui qui a déjà été envoyé dans les Balkans, en Afrique et en Afghanistan. Le sergent François le reconnaît, ce simultateur ne peut pas remplacer le terrain, mais les scénarios sont très réalistes, et permettent aux soldats d'apprendre à se coordonner.
"C'est pour que le chef de groupe puisse commander. La priorité, c'est vraiment ça. Ce n'est pas se servir de son arme, c'est que les ordres que le chef de groupe donne soient bien exécutés"
ExpeditioDi a déjà adopté par l'armée américaine, pour entraîner efficacement ses troupes d'infanterie dans un environnement virtuel, avant certaines missions de combat. L'instruction est facilitée par le côté compact du simulateur.
"Il ne nous faut pas beaucoup de place. Dans une pièce de quelques mètres carrés, on peut travailler à 3 facilement. Si on devait aller sur le terrain, on perdrait du temps dans les déplacements. Alors que là, en 5 minutes c'est branché sur l'ordinateur, et on peut l'utiliser".
Ce système a un autre avantage. Lors de la simulation les soldats peuvent être confrontés à presque n'importe quel scénario fictif ou pourquoi pas réel. En effet, le scénario pourrait être adapté ou personnalisé à une situation, à un terrain, à un lieu particulier... pour mieux préparer une mission par exemple.
Voir aussi :
Le site du fabricant Quantum 3D
"Ce système est très réaliste ! D'autant que les soldats communiquent entre eux ! C'est d'ailleurs l'intérêt de "ExpeditioDi" : que les soldats apprennent à travailler ensemble sur des missions. Différents décors peuvent être recréés : des champs, des rues, l'intérieur ou l'extérieur d'immeubles... et les soldats doivent réagir face aux ennemis. Très vite, même s'il s'agit d'un entraînement, ils se prennent au jeu... et prennent la simulation très au sérieux"
Ce simulateur n'a rien à voir avec les jeux de guerre disponibles dans le commerce. Il offre beaucoup plus d'options et de précision. Le soldat, pour son entraînement, doit s'équiper d'un casque, avec de petits écrans, d'écouteurs et de capteurs, ce qui lui permet d'interagir avec l'environnement virtuel dans lequel il est plongé. Position, mouvements du corps, de la tête et de l'arme sont ainsi restitués dans la réalité virtuelle. "C'est pour que le chef de groupe puisse commander. La priorité, c'est vraiment ça. Ce n'est pas se servir de son arme, c'est que les ordres que le chef de groupe donne soient bien exécutés"
"Il ne nous faut pas beaucoup de place. Dans une pièce de quelques mètres carrés, on peut travailler à 3 facilement. Si on devait aller sur le terrain, on perdrait du temps dans les déplacements. Alors que là, en 5 minutes c'est branché sur l'ordinateur, et on peut l'utiliser".
Ce système a un autre avantage. Lors de la simulation les soldats peuvent être confrontés à presque n'importe quel scénario fictif ou pourquoi pas réel. En effet, le scénario pourrait être adapté ou personnalisé à une situation, à un terrain, à un lieu particulier... pour mieux préparer une mission par exemple.Voir aussi :
Le site du fabricant Quantum 3D
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