Brice Hortefeux et Christian Estrosi le 7 octobre 2009 à Cannes où deux policiers se sont tués dans l'accident de leur voiture

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux est arrivé à Cannes en début de matinée et s'est rendu au commissariat, où il a notamment rencontré le policier blessé.

Deux policiers ont été tués et un autre blessé dans l'accident de leur voiture dans la nuit de mercredi à jeudi à Cannes alors qu'ils se rendaient sur une intervention.

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux est arrivé à Cannes en début de matinée et s'est rendu au commissariat, où il a notamment rencontré le policier blessé, qui a pu sortir de l'hôpital au petit matin.

"A ce jour rien ne permet d'indiquer qu'il y a eu faute ou défaillance", a dit le ministre, qui était accompagné de Christian Estrosi, ministre de l'Industrie et maire de Nice. Il a évoqué "d'abord un sentiment d'émotion face à ce drame qui rappelle que s'engager dans les forces de sécurité et de protection est un métier difficile, un métier dangereux".

Les trois policiers se rendaient vers 02H20 sur une intervention à bord d'un véhicule banalisé, quand leur voiture a dérapé et s'est encastrée dans un poteau d'éclairage sur une quatre voies en direction du centre hospitalier de Cannes, selon une source policière. Leur véhicule était le seul en cause.

Les deux policiers situés à l'avant, âgés de 33 et 46 ans, ont été tués. Un autre, âgé de 29 ans, a été blessé au genou, et il a fallu près de deux heures pour le désincarcérer, selon le ministre. Il a pu sortir de l'hôpital en début de matinée.

Il s'agissait de trois gardiens de la paix de la brigade anti-criminalité (BAC) du commissariat de Cannes. Les trois hommes répondaient à un appel reçu par la police municipale du Cannet concernant un véhicule suspect dont le conducteur était soupçonné de mener une activité de trafic de stupéfiants.

La patrouille était à la recherche de ce suspect, et non à sa poursuite, a précisé Brice Hortefeux, ajoutant que les trois hommes portaient tous leur ceinture de sécurité.

Une enquête a été confiée à l'Inspection générale des services de la police nationale (IGPN).

"J'ai souhaité venir immédiatement sur place pour partager l'émotion de tous ceux et toutes celles qui travaillent dans ce commissariat et m'associer à la peine des familles", a dit le ministre, qui a également rencontré l'épouse d'un des gardiens de la paix décédés. "Je lui ai dit des choses qui sont simplement vraies et justes".

Selon lui, 22 membres de la police, de la gendarmerie ou des pompiers sont décédés dans l'exercice de leurs fonctions en 2008, et 19.000 ont été blessés. "Une fois de plus la police nationale paie un lourd tribut", a déclaré le représentant du syndicat Alliance Laurent Laubry, relevant que "ce drame fait trois orphelins".