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Mise à jour : vendredi 2 mars 2012 13:20 | Par Tom's Guide / Edouard le Ricque, www.tomsguide.fr

MegaUpload : Kim Dotcom, sa première interview



MegaUpload : Kim Dotcom, sa première interview

« Je ne suis pas le roi des pirates. Je suis un entrepreneur. » C’est avec cette ligne de réponse que le fondateur de Megaupload s’est prêté à l’interview de 3 News, sa première apparition télévisée depuis son arrestation.

« C’est comme un cauchemar. » Ce sont les premiers mots de cette force de la nature. Assis face au journaliste, Kim Dotcom semble serein, mais encore sous le choc de ses dernières tribulations. Cela ne l’empêche pas de délivrer une véritable plaidoirie. Ainsi, sans surprise, il se réfugie derrière l’article du « Safe Harbour » du Digital Millenium Copyright Act américain. Cette clause définit que « les fournisseurs de services Internet ne peuvent pas être pénalement responsables pour des actions de leurs utilisateurs », explique Kim Dotcom.

A l’instar d’autres entreprises telles que YouTube, DailyMotion, Google et son Android Market, il avance les chiffres de fréquentation de MegaUpload sur sa ligne de défense. 800 fichiers uploadés par seconde soit 70 millions par an. Pour cet ex-hacker, la charge est monstrueuse. « Nous ne pouvons pas faire la police », explique-t-il avant d’ajouter qu’en plus « les lois sur la vie privée nous interdisent d’analyser les comptes de chaque utilisateur. » Si des fichiers étaient illégaux, les ayants-droit avaient tout le loisir de contacter MegaUpload afin d’obtenir leurs retraits. Lorsque cette demande était effectuée, « nous nous somme toujours exécutés », précise Kim Dotcom.

Une défense chancelante

Un autre chef d’accusation fait état de courriers électroniques que se seraient échangés les têtes pensantes de MegaUpload. Dans ceux-ci on peut lire qu’ils téléchargeaient eux-mêmes illégalement des contenus soumis au Copyright. À ce sujet, Kim Dotcom s’appuie sur l’affaire Viacom vs. YouTube qui présentait des faits similaires. Google a gagné ce procès.

Le fondateur de MegaUpload parvient même à retourner la situation en pointant du doigt l’industrie cinématographique. Il tente alors de justifier le téléchargement illégal en mettant en parallèle la sortie différée des films dans les différentes parties du monde et l’instantanéité qu’a instaurée Internet. Mais voilà, sur MegaUpload, on trouvait également des livres, de la musique, des jeux vidéo, autant de contenus qui ne sont pas soumis à des exclusivités territoriales temporaires.

Il y a un mois et demi, Kim Schmitz, alias Kim Dotcom, était arrêté par le FBI lors d’une opération coup de poing. Depuis, il a été libéré sous caution en attendant une décision de la justice sur son éventuelle extradition vers les États-Unis. Son sort sera fixé en août prochain.

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Source : Tom's Guide

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