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Mise à jour : lundi 30 juillet 2012 13:03 | Par zegreenweb, zegreenweb

L'élevage des tigres chinois pointé du doigt



L'élevage des tigres chinois pointé du doigt

La population des tigres a chuté vertigineusement depuis 1900.

La Grande-Bretagne et l'Inde demandent des comptes à la Chine sur ses élevages de tigres.

Les deux Etats demandent à l’Empire du Milieu et à d'autres pays d'interdire l'élevage de tigres, considérant que lesdits pays sapent et bloquent les efforts de conservation de l'espèce. La Chine, qui a l’habitude de se braquer lorsqu’on lui dicte sa conduite, a fermement demandé lors d'une réunion récente de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) à Genève (Suisse) les preuves que les fermes de tigres encouragent le braconnage des spécimens sauvages.

La Chine a interdit le commerce des tigres depuis 1993, mais l'élevage des félins, incarnation des périls auxquels fait face l’écosystème terrestre, a périclité depuis. Le pays accueille à lui seul près de 5 000 individus élevés en captivité dans des exploitations gérées comme des parcs d'attraction par des entrepreneurs ayants des connexions avec des milieux politiques. Dans ce contexte, il ne sera pas facile de faire renoncer la Chine à ses élevages. Profitant d'un plan de renoncement aux fermes de tigres des plus flous et permissifs créé en 2007 par la CITES, le Zhongguo s'en est donné à cœur joie sans pour autant être menacé.

Biodiversitéen cage

Actuellement, on estime la population de tigres sauvages à 3 000 spécimens, contre 100 000 en 1900. Appartenant déjà à la liste des espèces menacées, les spécialistes estiment que l'espèce pourrait s'éteindre dans les 20 prochaines années. Le problème du braconnage qui menace principalement l'espèce n'a cessé de croître cette dernière décennie, assure l'Inde. Selon le groupe Traffic, qui surveille le commerce des espèces sauvages, plus de 200 pièces provenant de tigres auraient par ailleurs été saisies tous les ans depuis 2009.

En numéro un des « place to be » pour profiter du marché noir, on retrouve sans grande surprise la Chine, mais également Taïwan et la Corée du Sud. Il faut également ajouter à la chasse illégale une déforestation soutenue qui a détruit une grande partie de l'écosystème naturel du félin, affaiblissant considérablement sa population.

Lors de la réunion de Genève, la Banque Mondiale a enfin promis un fonds de 100 000 dollars (environ 80 000 euros) pour étudier l'impact des élevages de tigres sur le braconnage. Affaire à suivre...

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