Une chouette effraie dans un zoo en France

"On estime que chaque année une chouette effraie meurt tous les deux kilomètres d'autoroute en France", indique la LPO dans un communiqué annonçant l'ouverture de sa campagne de protection, avec le soutien de la Fondation Norauto. "Modérer sa vitesse sauve des vies humaines tout en participant à la biodiversité", souligne le président de la LPO, Alain Bourgrain Dubourg.

Classée espèce vulnérable en Rhône-Alpes et espèce à surveiller en Champagne-Ardennes, la chouette effraie souffre également de la raréfaction de ses sites de nidification. Elle ne construit pas de nid mais utilise, en dehors des arbres creux, des lieux construits par l'homme, comme les clochers ou les granges.

Mais les vieilles bâtisses disparaissent, les combles sont de plus en plus souvent aménagés et les clochers sont protégés par des grillages contre la prolifération des pigeons, souligne la LPO.

La campagne de protection vise à favoriser aussi la pose de nichoirs, dont 150 ont été déjà installés cet automne avec la Fondation Nature et Découvertes.

La chouette effraie, appelée "dame blanche", de taille moyenne et ne pesant que 350 g en moyenne pour une envergure d'environ un mètre, est à la base de nombreuses légendes prétendant qu'elle annonçait la mort. On l'aperçoit souvent près des églises et donc des cimetières.

Mais elle est aussi un précieux auxiliaire en agriculture car elle se nourrit à plus de 95% de petits rongeurs, musaraignes, mulots, souris et campagnols.