La ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, le 10 mai 2011.

C'est un désastre parce que l'incendie se situe "au coeur du parc où se trouvent une forêt primaire d'une grande richesse environnementale, ainsi que des espèces endémiques". "C'est d'une richesse remarquable, c'est le trésor du parc", a précisé par téléphone la ministre, actuellement en Israël.

Alors que beaucoup d'élus locaux réclament l'intervention d'un avion bombardier d'eau Dash-8, la ministre a souligné que, selon elle, ce type d'appareil était inadapté.

D'abord, parce qu'envoyer des avions bombardiers d'eau depuis la métropole prendrait "au moins six jours", et ensuite parce que le ravitaillement du Dash-8 à l'aéroport de Saint-Denis de la Réunion nécessiterait des rotations de 40 minutes, ce qui le condamnerait à quatre ou cinq interventions par jour maximum.

De plus, a-t-elle ajouté, "le terrain est très accidenté. Il faut des largages plus précis et les hélicoptères sont mieux adaptés".

"L'essentiel de la lutte doit se faire au sol" et "l'urgence c'est la mobilisation de tous les moyens", a souligné Mme Kosciusko-Morizet, selon laquelle "plus de 800 personnes sont mobilisées, dont 420 sont envoyées de métropole, les derniers arrivant demain".

Le préfet, a-t-elle dit, "a organisé des patrouilles en forêt en mobilisant l'armée pour traquer les incendiaires".

La ministre pense déjà à "l'action post-incendie". "Il faudra lutter contre les espèces envahissantes, qui sont la principale menace", a-t-elle dit.

Pour surveiller cette étape, la ministre de l'Environnement a indiqué qu'elle comptait se rendre "dans quelques semaines" sur l'île.