Une femme travaille dans un champ

L'irrigation au goutte-à-goutte mise au point par Israël "est une innovation qui optimise la production agricole et contribue à l'amélioration qualitative de l'alimentation", a déclaré le ministre de l'Agriculture, Khadim Gueye, lors d'une conférence mercredi à Dakar.

L'ambassadeur d'Israël, Eli Ben-Tura, a pour sa part affirmé que la technique de l'irrigation au goutte-à-goutte est particulièrement bien adaptée au climat semi-aride du Sénégal et doit permettre de contribuer à "combattre le chômage, réduire la pauvreté pour parvenir à l'autosuffisance alimentaire".

Cette technique est intégrée dans un programme israélien de développement, Innovation technico-agricole de lutte contre la pauvreté (Tipa), qui prévoit de regrouper les paysans sur un même site de 5 hectares, où chacun dispose d'une parcelle de 500 mètres carrés sur laquelle il utilise le goutte-à-goutte.

Quatorze sites sont déjà opérationnels au Sénégal, l'objectif étant de mettre en place dans les trois prochaines années des fermes maraîchères sur 400 hectares, 40 fermes de 5 hectares et 10 fermes de 20 hectares, selon Khadim Gueye.

L'avantage de ce système d'irrigation est de pouvoir assurer la continuité de la production de fruits et légumes en dehors de la saison des pluies, de juin à octobre.

Il permet d'arroser la plante et non la terre à des débits fréquents, l'eau allant directement aux racines. Selon Alioune Diouf, agronome sénégalais qui collabore au programme Tipa, cette technologie "a une efficience de 95 à 100% avec une économie d'eau de 50%".

Le Sénégal est un pays essentiellement agricole, grand producteur d'arachides. Le riz, culture traditionnelle en Casamance (sud), se développe également dans la vallée du fleuve Sénégal (nord).