"Les pressions et les menaces sur la biodiversité de la Papouasie ne cessent de s'accroître. La Papouasie est devenue la cible de très importants investissements forestiers et agricoles", a déclaré jeudi le gouverneur de la province de Papouasie occidentale, Abraham Atururi.
Il a précisé que sa province recevait un nombre important de demandes de permis d'investissements de la part de sociétés indonésiennes et étrangères, notamment pour des plantations de palmiers à huile ou de pulpe.
M. Atururi s'exprimait au cours d'une conférence internationale organisée conjointement avec les organisations WWF et Conservation International pour préserver la biodiversité de la Papouasie, une immense île que se partagent l'Indonésie à l'ouest et la Papouasie Nouvelle Guinée à l'est.
"La Papouasie ne doit pas répéter les erreurs faites à Sumatra et Kalimantan (la partie indonésienne de Bornéo), incapables de gérer leurs forêts et la biodiversité", a souhaité M. Atururi.
Ces deux grandes îles ont perdu, ces dernières décennies, une grande partie de leurs forêts tropicales, ce qui a contribué à faire de l'Indonésie le troisième plus grand émetteur de gaz à effet de serre après la Chine et les Etats-Unis.
La préservation des forêts de Papouasie peut être utile pour lutter contre le réchauffement climatique, a mis en avant le gouverneur de la province de Papouasie, Barnabas Suebu. Car "la capacité des 42 millions d'hectares de ses forêts à absorber le CO2 est équivalent au bilan carbone de la presque totalité de la population européenne", a-t-il expliqué.
Pour sa part, Bruce Beehler, expert de Conservation International, a averti qu'un développement à grande échelle du centre montagneux de la Papouasie menacerait la biodiversité qui comprend plus de 15.000 espèces de plantes, des centaines de reptiles et plus de 100.000 d'insectes.
































